Born in 1967 in Prague, Czech Republic
Lives and works in Norrtälje, Sweden

Klara KRISTALOVA

solo shows

2017
- Camouflage, Galerie Perrotin, Paris

2016
- Slottet, Galerie Magnus Karlsson, Stockholm
- Hello Stranger, Galerie Perrotin, Hong Kong

2014
- Turning into Stone, Norton Museum of Art, Palm Beach, USA
- Underworld, Galerie Perrotin, New York
- Big Girl Now, Lehmann Maupin, New York

2013
- Västerâs Konstmuseum, Västerâs, Sweden

2012
- Wild Thought, Galerie Perrotin, Paris, France
- Göteborgs Konstmuseum, Göteborg, Sweden
- Bonniers Konsthall, Stockholm, Sweden

2011
- Sounds of Dogs and Youth, Lehmann Maupin Gallery, NY, USA
- New Work: Tiago Carneiro da Cunha and Klara Kristalova, SFMOMA, San Francisco, USA

2010
- FIAC booth, Galerie Perrotin, Paris
- Galleri Magnus Karlsson, Stockholm

2009
- Museum Site Santa Fe, USA
- Where the owls spend their days, Galerie Alisson Jacques, London, UK

2008
- Frieze Art Fair booth, Galerie Perrotin, London, UK
- Short Stories, Galerie Perrotin, Paris, France

2007
- Two dark holes and other stories, Galerie Perrotin, Miami, USA
- Catastrophes and other everyday events, Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden
- Visit, Härnösands Konsthall, Sweden

2004
- Galleri Magnus Karlsson;Stockholm, Sweden
- Galleri PS, Göteborg, Sweden
- Teatergalleriet, Uppsala, Sweden

2002
- Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden

2000
- Olle Olsson huset, Hagalund, Solna, Sweden

1999
- Galleri PS, Göteborg, Sweden

1998
- Galleri Axel Mörner, Stockholm, Sweden

1996
- Galleri TRE, Stockholm, Sweden

1995
- Galleri PS, Göteborg, Sweden

1994
- Bror Hjorts hus, Uppsala, Sweden
- Galleri Mejan, Stockholm, Sweden

group shows

2017
- Yellow Creature - Aspekte der transformation, Kunstmuseum Luzern, Luzern, Switzerland
- Les Imaginaires d'un monde in-tranquille, Abbaye Saint-André/Centre d'art contemporain, Meymac, France
- Kunstforeningen GL Strand, Copenhagen

2016
- In the Search of Present, Museum of Modern Art, Helsinki, Finland
- Ceramix, Cité de la Céramique, Sèvres, France
- Generosity: On the Art of Giving, National Gallery, Prague, Czech Republic

2015
- Ceramix, Bonnefantenmuseum, Maastricht, Netherlands
- Art Park Ordrupgaard, Charlottenlund, Denmark
- Prague City Gallery, Czech Republic

2014
- I Like it! What is it ?, Kulturhuset, Stockholm, Sweden

2013
- Body and Soul: New International Ceramics, Museum of Art and Design, New York ; Museum of Contemporary Art, Miami, USA
- Time Waits for Us, Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden

2011
- The magic of clay, Glholtgaard Muaseum, Holte, Danemark

2010
- Larger than life – Stranger than fiction, 11eme Fellbach Small Sculpture Triennial, Germany
- The House In My Head, Kunsthallen Brandts, Odense, Denmark
- Soft white blues, Kunstvereniging, Diepenheim, Netherlands

2009
- 12 Suedoises sur la 14, Métro Pyramides, ligne 14, Paris, France
- Le Sang d'un poète, Biennale Estuaire Nantes / Saint-Nazaire (commissariat Frac des Pays de la Loire & Adam Budak), France
- L'artiste sorcier, Fondation Salomon pour l'art contemporain, Annecy, France
- An Expanded Field of Opportunities Santa Barbara Contemporary Arts Forum, Santa Barbara, USA

2007
- Past, Present, Future Perfect: Selections from the Ovitz Family Collection, H&R Block Artspace, Kansas City, USA
- Effigies, Stuart Shave Modern Art, London, UK
- Makers & Modelers: Works in Ceramic, Barbara Gladstone Gallery, New York, USA
- Privat skulptur, Studio 44, Stockholm, Sweden
- Barnet i samtidskonsten, Haninge Konsthall, Stockholm, Sweden
- Grönska, Mjellby Konstmuseum, Halmstad, Sweden
- 20 år Bonniers konsthall, Stockholm, Sweden

2006
- Among gnomes and trolls, Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden
- Grönska, Kristinehamns Konstmuseum, Sweden

2005
- The gallery, Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden
- Svensk Konst Nu, SAK on tour; Kalmar Konstmuseum, Konstens Hus, Luleå, Länsmuseet, Gävleborg, Skövde Konsthall, Sweden

2004
- Talking to me? Rauma Biennale Balticum, Finland
Galleria Becker, Jyväskylä, Finland

2003
- 4 Förslag, Statens Konstråds galleri, Stockholm, Sweden

2002
- Blir du lonesome lille vän, Konstnärshuset, Stockholm, Sweden

2001
- The World of Flash, The Nunnery, London, England, UK
- Sveriges Allmänna Konstförening, Stockholm

2000
- Skövde Konsthall, Skövde; Sweden
- Norrtälje Konsthall, Norrtälje, Sweden
- Edition, Galleri Magnus Karlsson, Stockholm, Sweden

1999
- Galleri Doktor Glas, Stockholm, Sweden
- Art Farm, Åland, Finland
- Networking, P-house, Tokyo, Japan

1998
- The Bible of Networking, Sali Gia Gallery, London, UK
- The Bible of Networking, Konstakuten, Stockholm, Sweden
- Underbelly, Adelaide, Australia
- Galerie Eboran, Salzburg, Austria
- Skulptur, Pythagoras Industrimuseum, Norrtälje, Sweden

1997
- Unga tecknare, Nationalmuseum, Stockholm, Sweden

1995
- Shaking patterns, W135, Amsterdam, Holland
- En öppning, Skövde Konsthall, Skövde, Sweden
- Stockholm Smart Show, Galleri TRE, Stockholm, Sweden
- Norrtälje Konsthall, (med Eva-Maria Ern), Norrtälje, Sweden

1994
- Stockholm Smart Show, Galleri TRE, Stockholm, Sweden
- Åtta fynd, Heland Wetterling Gallery, Stockholm, Sweden
- Det dubbla arvet, Hallwylska palatset, Stockholm, Sweden
- Galleri S:t Olof, (med Ingela Johansson), Norrköping, Sweden

public collection

- FNAC - Fonds National d'Art Contemporain, Paris, France
- Moderna Museet, Stockholm, Sweden
- Eli and Edythe Broad Art Museum, Michigan State University, East Lansing, USA
- EMMA - Espoo Museum of Modern Art, Espoo, Finland
- Norton Museum of Art, West Palm Beach, USA 
- NSU Art Museum, Fort Lauderdale, FL, USA 
- Nationalmuseum, Stockholm, Sweden
- Norrköpings Konstmuseum, Sweden
- Västerås Konstmuseum, Sweden
- Bror Hjorts Hus, Uppsala, Sweden
- Skövde Konstmuseum, Sweden
- Norrtälje Kommun, Sweden
- Sundsvalls Konstmuseum, Sweden
- Statens Konstråd /The National Public  Art Council, Sweden
- Me Collectors Room - Olbricht Collection, Berlin, Germany
- Rubell Family Collection, Miami, USA 
- Zabludowicz Collection, London, UK

Public Commissions

- Invitated to competition for memorial over Carl v.Linne, Lund, Sweden, 2007
- Memorial in public garden-park, Tungelsta, Stockholm, Sweden, 2006
- Sculpture in residental area, Svedmyra, Stockholm, Sweden, 2006
- Public sqare, design and sculpturegroup, Falkenberg, Sweden, 2005
- Sculpture group for garden, Östersunds University, Sweden, 2004
- Entrance to Karlstad public park, Sweden, 2004
- Fysikcentrum, Kungliga Tekniska Högskolan, Stockholm, Sweden 2001
- Hässelby Strand, Stockholm, Sweden, 2000
- Uppsala Akademiska Sjukhus, Sweden, 1998
- Väggskulptur i Norrtälje Badhus, Sweden, 1995

Klara Kristalova - Turning into stone

Klara Kristalova - Turning into stone

Livre

14,22 €

Klara Kristalova - Sculptures/Sculpturer

Klara Kristalova - Sculptures/Sculpturer

Livre

4,74 €

Le hérisson significatif

par Anders Olofsson

Klara Kristalova est une conteuse qui se sert de la sculpture pour construire des mondes miniatures où quelque chose d’étrange vient d’arriver ou s’apprête à advenir. Elle s’inscrit en cela dans une tradition de plusieurs siècles. Elle appartient à la génération d’artistes qui ont fait leurs études supérieures à la fin des années 1980 et au début des années 1990, quand les bases de l’art moderne étaient profondément remises en cause. Cependant, ses œuvres ne procèdent pas d’une rebellion programmatique. Cela s’explique en partie par son ascendance, puisqu’elle est la fille de Eugen Krajcik, artiste tchèque en exil dont l’attitude à l’égard des conventions de l’art moderne est tout sauf dogmatique. Cela s’explique surtout par l’ambition sans faille de Klara Kristalova : que l’art revienne à plus de modestie.

L’artiste se tient à l’écart de la réthorique esthétique pour se consacrer aux petites histoires, aux rêves et aux cauchemars dont la vie quotidienne est pétrie. Elle est attirée par la part invisible de l’existence, un pays où les espoirs prennent forme, les névroses s’épanouissent et les souvenirs se métamorphosent. D’où l’étrangeté un peu dérangeante de ses œuvres. Car, après tout, qui diable apprécie de se retrouver face à ses démons intérieurs devenus palpables ?

Klara Kristalova procède de façon très « psychologique ». Elle choisit des matériaux (plâtre, bronze, bois, céramique) et des proportions associés aux arts décoratifs traditionnels et donc à des cadres radicalement différents du cube blanc. Elle nous oblige ainsi à communiquer étroitement avec les œuvres, elle nous empêche de nous replier sur nous-mêmes car le sens de ses créations nous envahit. Le sens, voilà ce qu’elle essaie de transmettre dans son travail. Il ne s’agit pas de présenter une idée préfabriquée de la vie mais de faire en sorte que la nature ambiguë de ce qu’on voit devienne une ressource, un point de départ. Ainsi ce mur dans lequel est incorporé, entre les pierres, un visage d’homme scrutant les alentours ; ou ces deux hérissons en bronze engagés dans un rapport étrange, l’un étendu sans défense sur le dos, l’autre debout, sans doute coupable : en tant qu’œuvres d’art, ces pièces sont peut-être neutres mais en aucun cas insignifiantes.


extrait du catalogue "Le sang d'un poete"

par FRAC Pays de la Loire

L’utilisation de la couleur est la première chose qui étonne. Le rendu émail fait briller chacun des personnages. Cette peinture sur la sculpture est obtenue après cuisson, après passage au four. C’est un des charmes de ces productions miniatures. L’effet irisé donne un aspect vaporeux, flottant. Les dessins préparatoires ressemblent beaucoup aux réalisations finales. L’encre est mouillée, elle bave. Aquarelle involontaire, les auréoles tachent le papier. Héroïnes lacrymales, les personnages de Klara Kristalova convoquent toute notre mythologie commune. Elles mélangent le féminin et le masculin, elles sont à la fois victimes et bourreaux. Comment ne pas se rappeler de l’Ophélie de Millais (peintre anglais du XIXe siècle) quand, par terre, les têtes roulent comme des ballons de football et donnent leurs langues au chat. À même le sol, une chevelure d’un noir corbeau laisse sortir du visage une langue bleue reptilienne. Cette tête tranchée évoque le couple Judith et Holopherne — pour sauver sa ville, la belle Judith n’hésitant pas à séduire le général Assyrien et à le décapiter dans son sommeil. (…)
Êtres de la transformation et du transfert, elles se changent en altérité. Entre rêve et cauchemar, réalité et fiction, humanité et animalité, idéalisation et monstruosité, partie et tout, elles forment une galerie de portraits originale. Les têtes coupées ne sont pas sans nous transporter dans le nord de l’Europe. Elles nous rapprochent du plus célèbre des princes du Danemark, Hamlet lui-même. Objet de méditation ces vanités permettent au spectateur de laisser divaguer son esprit, et de replonger dans l’univers des contes cruels de notre enfance.