The Estate of Gérard Schneider
Schneider s'affirme, dès 1945, comme un peintre abstrait « excluant les éléments extérieurs inutiles ». Il aspire à ce que ses formes abstraites soient expressives et dramatiques.
1947 est une année capitale pour Gérard Schneider. Du 25 avril au 17 mai, il expose treize œuvres dans la galerie de Lydia Conti, y compris “Opus 314”, et stipule avec elle un contrat qui lui permet d'abandonner son métier de restaurateur de tableaux pour se consacrer à sa propre peinture.
Dans “Combat”, le 30 avril 1947, Charles Estienne écrit : « À la galerie Lydia Conti, Schneider s'est attaqué au problème le plus difficile, celui de tout dire dans une forme abstraite, en s'en tenant aux deux dimensions du plan. Le voici aujourd'hui en pleine possession de ses moyens d'expression; tantôt il nous semble romantique, se fiant plus à son graphisme et à son trait, aux taches de couleurs éclatantes, pour s'exprimer d'une manière lyrique, et tantôt, il semble plus classique, et supprime tout espace inutile dans le jeu serré des formes. Mais sa peinture a toujours un contenu intérieur nécessaire et suffisant, et l'accord coloré qui résume finalement le tableau est d'une richesse sans emphase et d'une sûreté qu'il faudrait être aveugle pour nier. Belle leçon que je dédie à beaucoup de jeunes peintres. »
- Gérard Schneider, 17 October - 17 December 2022, Perrotin Paris, France
- Schneider, 1947, Galerie Lydia Conti, Paris, France