Born in 1964 in Saint-Étienne, France
Lives and works in Paris, France

Jean-Michel OTHONIEL

Depuis le début des années 1990, Jean-Michel Othoniel a développé une pratique singulière centrée sur le verre, explorant ses potentialités poétiques et techniques. En collaboration avec des maîtres verriers à Murano, Firozabad et Bâle, il crée des perles et des briques modulaires, composant des sculptures précieuses, allant de l’intime au monumental. En explorant ce qu’il appelle la « géométrie émotionnelle », son travail et sa fascination pour les matériaux réfléchissants évoquent à la fois la beauté terrestre et l’immensité cosmique. Il s’est imposé comme une figure majeure de l’art contemporain grâce à des commandes publiques ambitieuses, dont Le Kiosque des Noctambules pour une station de métro parisienne et les fontaines Les Belles Danses au Château de Versailles. Élu à l’Académie des Beaux-Arts en 2018, son œuvre est présente dans de grands musées et collections à travers le monde. En 2025, il a présenté à Avignon la plus grande exposition de sa carrière, répartie sur dix sites historiques et rassemblant 260 œuvres.

view all
loader

education

1983-1988
- Graduated from the École Nationale Supérieure d’Arts, Cergy-Pontoise, France

1996
- Resident at the Villa Medici, Rome, Italy

solo shows

2026
- Diary of Happiness, Boghossian Foundation, Brussells, Belgium

2025
- Beauty Saves the World, Musée territorial du Wall House, Saint-Barthélemy, France
- New Works, Galerie Perrotin, Paris, France
- Othoniel: Cosmos ou Les Fantômes de l'Amour, Palais des Papes, place du Palais, pont d'Avignon, Collection Lambert, Petit Palais-Louvre en Avignon, Musée Lapidaire, Musée Calvet, Museum Requien, les Bains Pommer et la Chapelle Sainte-Claire, Avignon.
- Poussière d'étoiles, La Malmaison, Cannes, France
- The Enchantment, Long Museum, Shanghai, China

2024
- The Eye of Night, Museu Oscar Niemeyer Curitiba, Brazil
- Sur les Ruines du Prince Noir, Musée Ingres Bourdelle, Montauban, France
- Under an Endless Light, Sara Hildén Art Museum, Tampere, Finland
- Under Another Sun, Galerie Simões de Assis, São Paulo, Brazil

2023
- The Reconciliation of Opposites, Perrotin, New York, USA
- The Flowers of Hypnosis, Brooklyn Botanic Garden, New York, USA
- Wonder Blocks, Kukje Gallery, Seoul, South Korea

2022
- Jean-Michel Othoniel, Perrotin, Hong Kong
- Le Rêve de l'Eau, Palais Idéal du Facteur Cheval, Hauterives, France
- Treasure Gardens, Seoul Museum of Art & Deoksugung Palace Garden, Seoul, South Korea

2021
- The Narcissus Theorem, Petit Palais, Paris, France
- Wild Rosebuds, Perrotin, New York, USA
- Wild Knots, Arsenal Contemporary Art Center, Montreal, Canada

2020 
- Dream Road, Galerie Perrotin, Tokyo, Japon
- New Works, Kukje gallery, Seoul, South Korea

2019 
- Musée du Louvre, Paris, France 
- Oracles, Galerie Perrotin, Paris, France 
- Les Noeuds Mathématiques, Centre Culturel Néstor Kirchner, Buenos Aires, Argentine
- Iles Singulières, Château La Coste, Puy-Sainte Réparade, France
- Galerie Perrotin, Shanghai, China 

2018
- Face à l'obscurité, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne, Saint-Etienne, France
- Motion - Emotion, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Montreal, Canada
- Dark Matters, Galerie Perrotin, New York, USA 
- Nudos Salvajes, Instituto de Matematicas, Universidad Nacional Autonoma de Mexico, Mexico

2017
- Géométries Amoureuses, Centre Régional d’Art Contemporain d’Occitanie / Pyrénées –Méditerranée, Sète, France
- Géométries Amoureuses, Carré Sainte-Anne, Montpellier, France
- Le Cortège endormi, Eglise Notre Dame de l’Assomption, Valloire, France

2016
- Black Lotus, Kukje Gallery, Seoul, South Korea

2015
- The Beautiful Dances, Water Theatre Grove, Château de Versailles, France 
- Jean-Michel Othoniel : Secret flower sculptures, Isabella Stewart Gardner Museum, Boston, USA
- #OthonielSanFrancisco @ConservatoryofFlowers, Conservatory of Flowers, San Francisco, USA
- #OthonielVersailles @836M, 836M Gallery, San Francisco, USA
- Jean-Michel Othoniel, Le Cortège Endormi, Théâtre de la Criée, Marseille, France
- Invisibility Faces, Goetheanum, Dornach, Switzerland
- Locus Solus, Galerie des multiples, Dilecta, Paris, France
- Jean-Michel Othoniel, Salon Première, Air France, Roissy Charles de Gaulle, France

2014
- DNA of Love, Karuizawa New Art Museum, Karuizawa, Japan
- Jean-Michel Othoniel, Hôtel-Dieu, Puy-en-Velay, France
- Monumental Sculptures, Galerie Perrotin, Hong Kong, China
- Othoniel, Atelier Cézanne, Aix-en-Provence, France

2013
- Othoniel, Jewel Boxes, Savannah College of Art and Design, Savannah, USA 
- Les Nœuds de Babel, Galerie Perrotin, Paris, France

2012 
- Othoniel, L&M Gallery, New York, USA
- My Way, Brooklyn Museum, New York, USA
- Othoniel, Frieder Burda Museum, Baden Baden, Germany
- My Way, Museum of Art of Macau, Macau, China 
- À bruit secret, Galerie Karsten Greve, Cologne, Germany 
- My Way and Le Réel merveilleux, Hara Museum of Contemporary Art, Tokyo, Japan

2011
- My Way, Leeum Samsung Museum of Art/ Plateau, Seoul, South Korea
- L’Herbier merveilleux, Château royal de Provence, Tarascon, France
- My Way, Galeries du Musée, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France
- Le Réel merveilleux, Galerie des Enfants, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France

2010
- The Precious Stonewall, Lalit Kala Akademi, New Delhi, India
- Jean-Michel Othoniel, Kukje Gallery, Seoul, South Korea

2009
- Les Nœuds de Janus, Galerie Perrotin, Paris, France
- Un Cœur abstrait, Pavillon Bosio, École Supérieure d’Arts Plastiques de la Ville de Monaco, Montecarlo, Monaco
- L’Herbier Merveilleux, Château de Courson, Courson Montloup, France
- La Couronne de la nuit, ARTE, Strasbourg, France
- Othoniel, New Sculptures, Galerie Karsten Greve, Saint-Moritz, Switzerland

2008
- Jean-Michel Othoniel, Galerie Karsten Greve, Cologne, Germany
- L’Herbier merveilleux, Château de Courson, Courson Montloup, France
- L’Herbier merveilleux, Chapelle Saint-Martin du Méjan, Arles, France
- Le Feu de la Saint-Jean, Galerie Saint-Séverin, Paris, France
- L’Édredon cellulique, Musée du Feutre, Mouzon, France
- Diary of Happiness, Galerie Perrotin, Miami, United States
- Secret Americana, Sikkema Jenkins & Co. Gallery, New York, USA

2007
- Le Petit Théâtre de Peau d’Âne, 10th Istanbul Biennial, Dolmabahçe Palace, Istanbul, Turkey

2006
- L’Arche bleue, auction for the Aile des Jeunes du Musée de Jérusalem, Musée des Arts Décoratifs, Paris, France 
- Peggy’s Necklace, Peggy Guggenheim Collection, Venice, Italy
- Dessins, Galerie Perrotin, Paris, France
- Autour des Larmes de couleurs, Collège Arthur Rimbaud, Amiens, France

2005
- Géométries amoureuses et Larmes de couleurs, Centre Culturel Le Safran, Amiens, France
- Le Petit Théâtre de Peau d’Âne, Théâtre du Châtelet, Paris, France

2004
- Le Petit Théâtre de Peau d’Âne, Théâtre de la Coupe d’Or, Rochefort-sur-Mer, France
- Il était beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection [movie], Galería Senda, LOOP, Barcelona, Spain
- Le Petit Théâtre de Peau d’Âne, Musée-Atelier départemental du Verre de Sars-Poteries, Sars-Poteries, France
- Crystal Palace, Museum of Contemporary Art, Miami, USA

2003
- Black is Beautiful, Galerie Perrotin, Paris, France
- Crystal Palace, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
- Lágrimas, Musée d’art moderne de Saint-Étienne Métropole, Saint-Étienne, France

2002
- Pluie d’or, Sala La Gallera, Valencia, Spain 
- Lágrimas, Museo del Vidrio, Monterrey, Mexico

2001
- La Fontaine du plaisir et des larmes, Galerie Pièce Unique, Paris, France
- Colliers, Museum Dhondt-Dhaenens, Deurle, Belgium
- Parade, Newcomb Art Gallery, Woldenberg Art Center, Newcomb College, Tulane University, New Orleans, USA

2000
- Jean-Michel Othoniel, Diputación de Granada, Palacio de los Condes de Gabia, Grenada, Spain

1999
- Jean-Michel Othoniel, Sala de Exposiciones Rekalde, Bilbao, Spain 
- Les Amants suspendus, Galerie Clara Rainhorn, Brussels, Belgium
- Trésors, Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, USA
- Jean-Michel Othoniel, PICA, Portland, USA
- A Shadow in Your Window, Bibliothèque Nationale de France, Paris, France 

1998
- P.S.1, P.S.1 Contemporary Art Center, New York, USA
- Exhibition Jean-Michel Othoniel, 88 Wooster Street, Yves Saint Laurent, New York, USA
- Sculpture in the Dark [performance], La Folle Journée du Piano, Hippodrome, Douai, France

1997
- Œuvres récentes, Musée des Arts Décoratifs, Paris, France
- Obra recent, Galería Senda, Barcelona, Spain
- Jean-Michel Othoniel, Peggy Guggenheim Collection, Venice, Italy

1996
- Jean-Michel Othoniel, Villa Medici, Rome, Italy
- The Wishing Wall, Gallery Arndt & Partner, Berlin, Germany

1995
- Le Ballet de l’Innommable [performance], Les Soirées Nomades, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
- Les Innommables, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France
- My Beautiful Closet [installation-performance], Féminin-Masculin, le sexe de l’art, Centre Georges Pompidou, Paris, France
- Œuvres récentes, Michael Kohn Gallery, Los Angeles, USA
- Le Ballet de l’Innommable, Proton ICA, Amsterdam, The Netherlands
- Scratch and Tits Paintings, Barbara Farber Gallery , Amsterdam, The Netherlands
- The Gramercy International Art Fair, Galerie Ghislaine Hussenot, Gramercy Park Hotel, New York, USA

1994
- Le Jaune de soufre, Galerie d’art de Mourenx, Mourenx, France
- Il était beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection [movie-performance], ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris, France

1993 
- L’Hermaphrodite, Musée d’art moderne de Saint-Étienne métropole, Saint-Étienne, France
- Autoretrato morboso, Museu d’Història de la medicina de Catalunya, Barcelona, Spain 
- Jean-Michel Othoniel, Galería Senda, Barcelona, Spain
- Jean-Michel Othoniel. Œuvres récentes, Michael Kohn Gallery, Los Angeles, USA
- Shooting Gallery, Nicole Klagsbrun Gallery, New York, USA

1992
- (Trois étoiles) passe au fumoir, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France 
- Portrait du torero mort, Carré d’art, Musée d’art contemporain de la Ville de Nîmes, Galerie des Arènes, Nîmes, France

1991
- ¡ Capotes !, Centre d’édition contemporaine, Geneva, Switzerland

1990
- Das Lapidarium, Künstlerhaus Bethanien, Berlin, Germany
- Jean-Michel Othoniel, Institut français de Naples, Naples, Italy 
- Othoniel, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France

1989
- À travers le grand vide critique, Galerie Antoine Candau, Paris, France
SAGA FIAC édition, Galerie Antoine Candau, Grand Palais, Paris, France

1988
- FIAC, Galerie Antoine Candau, Grand Palais, Paris, France

1987
- 109, École Nationale Supérieure d’Arts, Cergy-Pontoise, France

group shows

2025
- Exposition Générale, Fondation Cartier pour l'Art Contemporain, Paris, France

2024
- L'Or de Dior, Guardian Art Center, Beijing, China
- Le Petit Théâtre de Peau d'Âne, Collections permanentes, Centre Pompidou, Musée nationale d’Art moderne, Paris, France
- The Infinite Woman, Fondation Carmignac, Hyères, France
- Lacan, l'exposition - Quand l'art rencontre la psychanalyse, Centre Pompidou Metz, Metz, France

2023
- Aux temps du Sida, Musée d'Art moderne et contemporain, Strasbourg, France
- Mouvement et Lumière, Fondation Villa Datris, Paris, France
- I feel the way you feel, Galerie Perrotin Shanghai, Shanghai, China
- A Journey, Yuz Museum, Shanghai, China

2022
- Respirer l'art, Musée International de la Parfumerie, Grasse, France
- Déplier baroque, Centre National de la Danse, Pantin, France
- Johan Creten/Jean-Michel Othoniel, Peter Marino Art Foundation, Southampton, NY, USA
- Aencrage. Estampes contemporaines. Louvre Rmn-Grand Palais, Galerie de Rohan, Landerneau, France

2021
- Just looking, still looking, always looking, Aranya Art Center, Aranya, Chine
- Appel Cylce / Cosmic Seed, Hirosaki Museum of Contemporary Art, Hirosaki, Japon
- Artistes à la Une – Togeth’Her 2021, La Monnaie de Paris, Paris, France
- Artflyer The Tenth Anniversary, Artflyer, Athènes, Grèce
- Metamorfose – Sublimacao e transmutacao, Simoes de Assis Art Gallery, Sao Paulo, Brésil
- Vivace et Troppo : le verre à l’état libre, Le Garage, Amboise, France
- Christian Dior : Designer of Dreams, M7 Design Fashion Tech, Doha, Qatar

2020
- Messenger, Shangai, China 
- Artists for New York, Hauser & Wirth, New York, USA
- WANTED !, Grand Palais, Paris, France.
- Coeurs, du romantisme en art contemporain, Musée de la vie romantique, Paris, France
- Vivace et Troppo, Château d’eau, Bourges, France
- La Hardiesse dans la collection agnès b., La Fab., Paris, France

2019
- Artistes à la Une - Togeth'Her, La Monnaie de Paris, France 
- Stonewall 50, Contemporary Museum of Art, Houston, USA
- XXL, Estampes monumentales contemporaines, Musée des Beaux-Arts de Caen, France
- Le Verre en mouvement, MusVerre, Sars-Poteries, France 
- Biennalsur 2019, Buenos Aires, Argentina
- Problem Solved ? Stories of a virus, Shedhalle, Zurich, Switzerland

2018
- L’Or, MUCEM, Marseille, France
- Coder le monde, Centre Pompidou, Paris, France

2017
- Les visiteurs de Versailles, Château de Versailles, France
- Collection Fondation Cartier, Seoul Museum of Art, Seoul, Korea
- Histoires d’ateliers. De Courbet à Soulages, Musée Courbet, Ornans, France
- Jardins, Grand Palais, Paris, France

2016
- Art is Hope, Galerie Perrotin, Paris, France
- ATHANOR, petite suite alchimique, Centre Régional d’Art Contemporain d’Occitanie / Pyrénées – Méditerranée in Sète, France
- Dix ans d’acquisitions - 2006-2016, Musée Granet, Aix-en-Provence, France
- Wind and art don’t care about border, Metropolitan Art Society, Beirut, Lebanon

2015
- Unes pour la liberté, Palais de Tokyo, Paris, France
- Un regard sur la collection d’agnès b., LAM, Villeneuve d’Asq, France
- Art Basel, Bâle, Switzerland
- TEFAF, Maastricht, The Netherlands
- Hong Kong Art Fair, Hong Kong, China
- Frieze New York, New York, USA
- Frieze London, Londres, UK
- Shanghai Contemporary Art Fair, Shanghai, China
- FIAC, Grand Palais, Paris, France

2014
- One way : Peter Marino, Bass Museum of Art, Miami, USA 
- «Made by…feito por Brasileiros» Cidade Matarazzo, Sao Paulo, Brazil
- 30 ANS Fondation Cartier pour l’art contemporain, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
- Art Basel, Basel, Switzerland
- NOW-ism : Abstraction today, Pizzuti Collection, Colombus, USA
- G I R L, curated by Pharell Williams, Galerie Perrotin, Paris, France
- Hong Kong Art Fair, Hong Kong, China
- Tresses 13 & 14, Musée des tresses et lacets, La Terrasse-sur-Dorlay, France
- Frieze New York, New York, USA
- Les Peintres et le vitrail, Centre International du Vitrail, Chartres, France
- Art Paris, Grand Palais, Paris, France 
- TEFAF, Maastricht, The Netherlands
- Art Geneva, Geneva, Switzerland
- Art Stage Singapore, Singapore, Singapore

2013
- Trésors de Beisson, Musée Granet, Aix-en-Provence, France
- Miami Art Basel, Miami, USA
- The Nature Conservancy, Sotheby’s, Hong Kong, China
- FIAC, Grand Palais, Paris, France
- André Le Nôtre en perspectives, 1613-2013, Château de Versailles, Versailles, France
- La Licorne et le Bézoard, une histoire des cabinets de curiosités d’hier à aujourd’hui, Musée de Poitiers, Poitiers, France
- Frieze Ar Fair, London, UK
- Happy Birthday Galerie Perrotin 25 ans !, Tri Postal, Lille, France
- KIAF Art Fair, Seoul, South Korea
- La science des rêves - collection Odermatt, Arsenal, Montréal, Canada
- Art Taipei, Taipei, Taiwan
- Tresses 13, Maison des Tresses et Lacets, La Terrasse sur Dorlay, France
- Dans la roue de l’Art, Musée Fesch, Ajaccio, France
- Art Basel, Basel, Switzerland
- Dinard, l’Amour Atomique, Palais des Arts et du Festival, Dinard, France
- Quartiers d’été, Villa les Roches Brunes, Dinard, France
-  Sotheby’s Art Contemporain vente du soir, incluant les œuvres des collections de la Comtesse Viviane de Witt et d’Alex et Élisabeth Lewyt, Sotheby’s, Paris, France
- Hong Kong Art Fair, Hong Kong, China
- Je désire l’illisible, Part. 1, Ma Galerie, Paris, France 
- L’île de Montmajour, Abbaye de Montmajour, Arles, France
- Fireze Art Fair, New York, USA
- All You Need Is Love, Mori Art Museum, Tokyo, Japan 
- Fragile, Musée Maillol, Paris, France 
- Rêves de Venice, Institut Culturel Bernard Magrez, Bordeaux, France
- TEFAF, Maastricht, The Netherlands
- The Armory Show, New York, USA
- Nouvelles impressions de Raymond Roussel, Palais de Tokyo, Paris, France
- Art Stage Singapore, Singapore, Singapore

2012
- Eugène Delacroix. Des Fleurs en hiver: Othoniel, Creten, Musée Eugène Delacroix, Paris, France
- Miami Art Fair, Miami, USA
- Art Taipei, Taipei, Taiwan
- FIAC, Grand Palais, Paris, France
- Chambres à part VI: Trajectoires poétiques, La Réserve, Paris, France
- Regards croisés sur la Beauté: La Belle et La Bête, Institut Culturel Bernard Magrez, Centre d’Art du Château Pape Clément, Bordeaux, France 
- Frieze Art Fair, London, UK
- Présomption d’insouciance, Maison Guerlain, Paris, France        
- Pommery: 10 ans d’expérience, Domaine de Pommery et Villa Demoiselle, Reims, France 
- Collection Marcel Brient, la page française, Sotheby’s, Paris, France
- KIAF, Seoul, South Korea
- Fernelmont Contemporary Art, Festival d’Art Contemporain, Château de Fernelmont, Fernelmont, Belgium
- Art Basel, Basel, Switzerland
- Hong Kong Art Fair, Hong Kong, China
- Group Show, Galerie Perrotin, Hong Kong, China
- Frieze Art Fair, New York, USA 
- Sculpture in the dark [performance], Printemps des Arts, Festival de Monte-Carlo, Monaco
- Lumière réfléchie, Galerie Cat-Berro, Paris, France
- Dubaï Art Fair, Dubai, United Arab Emirates
- Group Show, Galerie Perrotin, Paris, France
- Plaisirs de France, Museum of Modern Art, Baku, Azerbaïdjan; Fine Arts Museum, Almaty, Kazakhstan

2011 
- Miami Art Basel, Miami, USA
- FIAC, Grand Palais, Paris, France
- Éclats! Le musée se met au verre… contemporain, Musée Würth, Erstein, France
- Frieze, London, UK
- Le Temps, Institut Culturel Bernard Magrez, Centre d’Art du Château Pape Clément, Bordeaux, France
- La Fabrique Sonore, Expérience Pommery #9, Domaine Pommery, Reims, France 
- Paris Première s’expose, Soirée pour les 25 ans de Paris Première, Grand Palais, Paris, France
- Le Château de Versailles raconte le mobilier national, 4 siècles de création, Château de Versailles, Versailles, France
-  e Surréalisme, c’est moi! Homage to Salvador Dalí, Glenn Brown, Louise Bourgeois, Markus Schinwald, Francesco Vezzoli, Kunsthalle, Vienna, Austria
- Art Basel, Basel, Switzerland
- Hong Kong Art Fair, Hong Kong, China
- Paris-Delhi-Bombay…, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France
- Help!, Gallery Premier Regard, Paris, France

2010
- Portraits de chaussures. Histoires de pieds, Romans, France 
- FIAC, Grand Palais, Paris, France
- Encadrées, Centre d’édition contemporaine, Geneva, Switzerland
- Métissages, Musée d’Art et d’Histoire, Hôtel Hèbre de Saint-Clément, Rochefort, France
- Animal politique, FRAC Poitou-Charentes, Angoulême, France 
- Violet de Bayeux, Le Radar - espace d’art actuel, Bayeux, France 
- Art Basel, Basel, Switzerland
- Hope!, Palais des arts et du festival, Dinard, France 
- Flâneries d’art dans les jardins aixois, Jardin de l’Atelier Cézanne, Aix-en-Provence, France
- Les élixirs de Panacée, Palais Bénédictine, Fécamp, France
- Chefs-d’œuvre?, Centre Pompidou, Metz, France
- Si la guirlande de Julie était en laine, Château de Rambouillet, Laiterie de la Reine, Rambouillet, France
- Itinéraires de l’élégance entre l’Orient et l’Occident, Fondation Boghossian, Villa Empain, Brussels, Belgium
- Art Brussels, Brussels, Belgium 

2009
- Frimousses de créateurs, Auction for the Unicef, Petit Palais, Paris, France
- FIAC, Grand Palais, Paris, France 
- Panorama de la sculpture contemporaine, Musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun, Issoudun, France
- Sculptures, Delaury & Aboulker Art Consulting, Paris, France
- Frieze, London, UK
- Portraits de chaussures  - Histoire de pieds, Sungkok Art Museum, Seoul, South Korea 
- Portraits de chaussures - Histoire de pieds, Thailand Creative & Design Center, Bangkok, Thailand
- Pol/A, Galerie Nivet-Carzon, Paris, France
- Métissages, Art contemporain & création textile, Le Radar - espace d’art actuel, Musée Baron Gérard - Hôtel du doyen, Bayeux, France 
- Jeune Collection II, Galerie Couteron, Paris, France
- Art Basel, Basel, Switzerland
- Glasstress, 53rd Venice Biennale, Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti, Palazzo Cavalli Franchetti, Venice, Italy
- Portraits de chaussures - Histoire de pieds, The Ayala Museum, Manila, Philippines
- Jeune Collection III 2000-2010, Galerie 34, Paris, France
- Métamorphoses contemporaines, Musée municipal Paul Dini, Villefranche-sur-Saône, France
- Les dessins de la collection agnès b., Salon du dessin contemporain, Paris, France 
- TILT, Musé de la région Centre, France
- The 10th International Shoebox Sculpture Exhibition, University of Hawai’i Art Gallery, Hawaii, USA
- Pierre, feuille, ciseaux - Dessins contemporains, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France
- Ce qui demeure est le futur. Collection moderne et contemporaine du Musée de Picardie, Maison de la Culture d’Amiens, Amiens, France 

2008
- Nature fragile, Le Cabinet Deyrolle, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France
- L’entrée, Villa Saint Clair, Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc-Roussillon, Sète, France
- Métissages 1998- 2008, Musée de Bourgoin-Jallieu, Bourgoin-Jallieu, France 
- Toute la collection du FRAC Ile-de-France (ou presque), MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, France
- Sonsbeek 2008. Grandeur, Sonsbeek International Sculpture Exhibition, Arhnem, The Netherlands
- Réattu / Christian Lacroix, Musée Réattu, Arles, France 
- Surreal Things: Surrealism and Design, Guggenheim, Bilbao, Spain
- Telles Qu’elles, Lycée Galilée, Cergy Saint-Christophe, France

2007
- Beauté du siècle, Art Basel Miami Beach, Miami, USA
- Beauté du siècle, Sikkema Jenkins & Co. Gallery, New York, USA
- Territoires ré-enchantés, Maison des Arts Plastiques Rosa Bonheur, Chevilly-Larue, France 
- Frimousses  de créateurs, Petit-Palais, Paris, France
- Métissages. A crossbreeding of Contemporary Art and Textiles, Museum Nasional, Jakarta Pusat, Indonesia 
- Métissages. A crossbreeding of Contemporary Art and Textiles, Selasar Sunaryo Art Space, Bandung, Indonesia
- Nous habitons cette ville (ce livre), Metro station, Saint-Germain-des-Prés, Paris, France
- L’art c’est renversant, Galeries Lafayette, Paris, France
- Art Protects: AIDES, Galerie Yvon Lambert, Paris, France 
- Beauté du siècle, Shanghai Contemporary, Shanghai, China 
- Beauté du siècle, Salzburg World Fine Art Fair, Salzbourg, Austria 
- L’Art dans la Ville avec le Tramway Nice Côte d’Azur, Galerie des Ponchettes, Nice, France 
- Dialogues méditerranéens, Musée de l’Annonciade, Saint-Tropez, France 
- Mining Glass, Museum of Glass, Tacoma, USA 
- Beauté du siècle, Art Basel, Basel, Switzerland
- «1997-2007. Dix années de création. Tapisseries, tapis, mobilier, Galerie des Gobelins, Paris, France 
- Quintette à Ankara, Ambassade de France, Ankara, Turkey 
- Métissages. A crossbreeding of Contemporary Art and Textiles, Jim Thompson House Center for the Arts, Bangkok, Thailand  
- Beauté du siècle, Galerie Pierre-Alain Challier, Paris, France

2006
- Puppy Love: Puppies against cancer, Luminaires Showroom, Miami, USA
- Présentation des commandes d’œuvres d’art autour du Tramway Nice Côte d’Azur, Palais de la Méditerranée, Nice, France 
- Resonance: The Final Exhibition at 59-60 Frith Street, Frith Street Gallery, London, UK
- Sculptures et projets extérieurs aux Tuileries, FIAC, Tuileries Gardens, Paris, France
- FIAC, Galerie Perrotin, Grand Palais, Paris, France 
- Peggy’s Necklace, Nuit Blanche 2006, Crédit Municipal, Paris, France
- Métissages, Musée du Costume et Musée du Septennat, Château-Chinon, France
- Métissages, Musée de la civilisation celtique, Bibracte, Saint-Léger-sous-Beuvray, France
- Art’fab: l’art - les femmes - l’Europe, La Citadelle, Saint-Tropez, France
- 2 jours de nuit…, Nuit d’ART-Ventures 4ème édition, Place Saint-Sulpice, Paris, France 
- Essences insensées, Chapelle des Petits Augustins, École nationale des Beaux-Arts, Paris, France
- Christian Lacroix Dialogues!, Reading Power Station, Tel Aviv, Israel
- La Force de l’art, Grand Palais, Paris, France 
- Art Contemporain, Artcurial, Hôtel Dassault, Paris, France 
- Collection of the Fondation Cartier pour l’art contemporain, MOT, Tokyo, Japan 
- Métissages, Umeleckoprumyslové Museum v Praze, Prague, Czech Republic
- Art Paris, Grand Palais, Paris, France

2005
- Art Basel Miami Beach, Galerie Perrotin, Miami, USA
- Christian Lacroix Dialogues!, Jim Thompson House Center for the Arts, Bangkok, Thailand
- Christian Lacroix Dialogues!, Musée National des Beaux-Arts, Pekin, China
- Métissages, Museo del Arzobispado de Mexico, Mexico 
- Christian Lacroix Dialogues !, Galerie de l’Institut de Beaux-Arts, Guangzhou, China
- Le Corps est le paysage, Donation Mario Prassinos, Saint-Rémy-de-Provence, France
- Le Bateau de larmes, Art Unlimited, Galerie Perrotin, Art Basel 36, Basel, Switzerland 
- 5th ArtistBook International Paris, Galerie Liliane et Michel Durand-Dessert, Paris, France
- Miroirs d’artistes, Fondation Claude Pompidou, Espace Sisley, Paris, France 
- Métissages, Museo Metropolitano de Monterrey, Monterrey, Mexico 
-  issages 2004 et projets 2005 de la Manufacture de Beauvais d'après Martine Aballéa, Paul-Armand Gette et Jean-Michel Othoniel, Galerie nationale de la tapisserie à Beauvais, Beauvais, France
- Opening of the Gallery space at 76 rue de Turenne, Galerie Perrotin, Paris, France
- La Collection d’art contemporain du Mobilier National, Salon du Meuble de Paris, Porte de Versailles, Paris, France

2004
- Auction for the association La Source, Hôtel Marcel Dassault, Artcurial, Paris, France
- Miami Nice, Galerie Perrotin, Miami, USA 
- Contrepoint, Musée du Louvre, Paris, France
- FIAC, Galerie Perrotin, Paris, France 
- Au fil (des Fils), art contemporain et artisanat, Château d’Oiron, France 
- Plain Sight, Bloomberg Space, London, UK 
- Métissages, Galería del Teatro PeonContreras de Merida, Merida, Mexico
- L’Alliance : nouvelle création Chivas Regal, Hôtel du Louvre, Paris, France
- Métissages, Museo de Arte Contemporáneo de Oaxaca, Mexico
- Festival Rayons Frais, les arts et la ville, Tours, France 
- Braunschweig Parcours, Brunswick, Germany
- Présences et apparitions. Une visite particulière, Domaine du Château d’Avignon, Les Saintes-Maries-de-la-Mer, France
- Christian Lacroix Dialogues!, Musée des Beaux-Arts et de la dentelle, Alençon, France
- La Collection d’art contemporain d’agnès b. je m’installe aux abattoirs?, Les Abattoirs, Toulouse, France
- Ligne-Art, Fondation pour l’Art Contemporain, Toulouse, France
- L’Altro Intretejidos, Museo Nacional de Etnografía y Folklore, La Paz, Bolivia

2003
- Métissages, Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Alençon, France 
- Meanwhile in the real world, Chapelle de la Sorbonne, Paris, France 
- Fragile - regards contemporains sur la salle de céramique, Musée des Beaux-Arts de la ville de Reims, France
- Métissages, Château de Vogüé, Ardèche, France
- Art Contemporain, Artcurial, Hôtel Dassault, Paris, France 

2002
- Art Basel Miami Beach, Robert Miller Gallery, Miami, USA
- Heart of Glass, Crafts Council, London, United Kingdom
- L’ami de mon amie. Cergy connection, Hôtel d’agglomération Salle Hubert Renaud, Cergy-Pontoise, France
- Métissages, Musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, France 
- Zoersel 2002, Domein Kasteel van Halle, Gemeentehuis, Zoersel, Belgium
- The Houston International Festival-Spotlighting France 2002, Houston, USA
- Métissages, Musée de la Tapisserie, Tournai, Belgium 

2001
- Celebrate Arts Beach, Robert Miller Gallery, Miami, USA
- FIAC, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France
- Entretejidos -Texturas, Centro cultural Récoleta, Buenos-Aires, Argentina
- Métissages - Tessituras francesas contemporâneas, Museu Histórico Nacional, Rio de Janeiro, Brazil 
- Ficçâo: fotografias e vídeos na coleção da caisse des dépôts, Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, Brazil
- Métissages, Musée de Louviers, Louviers, France
- Le Cirva a 15 ans, Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence, France
- Art Brussels, Galerie de France, Brussels, Belgium
- Intretejidos - Texturas, Museo des Artes de Lima, Lima, Peru
- Heart of Glass, Queens Museum of Art, New York, USA
- Singuliers, Multiple (2), Gallery Artem, Quimper, France
- Entretejidos - Texturas, Museo nacional de Arte, La Paz, Bolivia

2000
- Tongue in ‘Cheek, Deste Foundation, Centre for Contemporary Art, Athens, Greece
- Cergy memory 1 #. Absalon, Mohamed El Baz, Jean-Michel Othoniel, La Vitrine, École Nationale Supérieure d’Arts de Paris - Cergy, France
- La Collection de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Ange Leccia, Citadelle de Saint-Florent, Saint- Florent, France 
- La Ville, Le Jardin, La Mémoire, Villa Médicis, Académie de France à Rome, Rome, Italy
- Narcisse blessé, autoportrait contemporain 1970 - 2000, Passage de Retz, Paris, France
- Voilà, le monde dans la tête, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris, France
- Tableaux XIXème siècle, modernes, abstraits et contemporains, Hôtel Drouot, Paris, France
- Passage. New French Art, Nagoya City Art Museum, Nagoya, Japan
- …rayons du sourire et de la volupté. 20 artistes - 20 fondeurs, Assemblée nationale, Paris, France
- Métissages, Espace Saint-Jacques, Saint Quentin, France
- Biennale de Kwangju, Kwangju, South Korea
- ARCO Madrid, Galería Clara Rainhorn, Madrid, Spain

1999
- La Collection de la Fondation Cartier, Palazzo delle Papesse, Siena, Italy 
- Passage. New French Art, Hiroshima City Museum of Modern Art, Hiroshima, Japan
- Passage. New French Art, Hokkaidô Museum of Modern Art, Hokkaidô, Japan
- Heaven, Tate Liverpool, Liverpool, UK
- In-ter-wea-ving-s, The CCAC Institute, Oakland, USA
- Extérieur - Intérieur, Villa de Rohannec’h, Saint Brieuc, France
- Heaven, Kunsthalle Düsseldorf, Düsseldorf, Germany
- Passage. New French Art, Setagaya Art Museum, Tokyo, Japan
- À la Française. Tableaux, projets, sculptures, Château Vallat, Trets, France
- Flashes. Tendências contemporâneas. Colecção Fondation Cartier pour l’art contemporain, Centro Cultural de Belém, Lisbon, Portugal
- Panorama 2000 : Art in Utrecht seen from the Dom tower, Centraal Museum,Utrecht, The Netherlands
- Dobles vides, Museu Barbier-Mueller, Barcelona, Spain
- 2ème Pavillon des Antiquaires et Gallerys d’Art, Gallery de France, Espace Eiffel - Branly, Paris, France
- ARCO Madrid, Galería Senda, Madrid, Spain
- Dumbpop, Leeds Metropolitain University Gallery & Studio Theatre, London, UK
- Cartographies, Saline Royale, Arc-et-Senans, France

1998
- Dumbpop, Jerwood Foundation, London, UK
- FIAC, Gallery Barbara Farber, Espace Eiffel-Branly, Paris, France 
- ArtForum Berlin, Galería Senda, Berlin, Germany
- Livres d’enfances, École Nationale d’Art Décoratif, Aubusson, France 
- Pour un objet - dard, Dildo show, Paris 20ème, France
- L’Art pour la vie, œuvres du XXème siècle au profit de la Donation Claude Pompidou, Automobile Club de France, Paris, France
- Métissages, dentelles, broderies, tapis, tapisseries dans les collections publiques, Musée du Luxembourg, Paris, France 
- Álbum. Una selección de los fondos de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Fundació Joan Miró, Barcelona, Spain
- ARCO Madrid, Galería Senda, Madrid, Spain

1997
- Multiples, École Supérieure d’Art Metz Métropole, Metz, France
- Crossings’97, France/Hawaii. The Honolulu Triennial, University of Hawaii Art Gallery, Honolulu, USA
- Ici & maintenant, Parc de la Villette, Grande Halle, Paris, France
- Beau comme un camion, Europride 97, Paris, France
-  istoire de voir, la collection de la Fondation Cartier pour l’art contemporain dans les châteaux du Bordelais, Château Pichon Longueville, Pauillac, France
- Amours, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France 
- 504, Bildende Kunste, Braunschweig, Germany
- Antonin Artaud. Tête à tête, Galerie de France, Paris, France
- 5ème Biennale du livre d’Artiste, Saint-Yrieix-la-Perche, France
- Procedencia : colección privada (...) Pais Vasco. Arte internacional contemporáneo, Sala de Exposiciones Rekalde, Bilbao, Spain
- Ici & maintenant (encore), Caisse des dépôts et consignations, Paris, France
- Sous le manteau, Galerie Thaddaeus Ropac, Paris, France
- The 6th International Shoebox Sculpture  Exhibition, University of Hawaii Art Gallery, Hawaii, USA
- Made in France. 1947-1997. 50 ans de création, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France

1996
- 20… le plus bel âge…, Passage de Retz, Paris, France
- Villa(s) 7- Extensions, Villa Lemot, Garenne Lemot, Gétigné Clisson, France
- FIAC, Galerie Ghislaine Hussenot, Espace Eiffel-Branly, Paris, France 
- Villa(s) 7-Extensions, Villa Medici, Rome, Italy
- Collectif, Galería Senda, Barcelona, Spain
- Art dans la ville, Musée de la Mine de Couriot, Saint-Étienne, France
- Jean-Michel Othoniel, Opera Paese, Rome, Italy

1995
- Wax, Nohra Haime Gallery, New York, USA
- Livres d’artistes et livres liturgiques aujourd’hui, Espace Georges Bernanos, Paris, France
- Féminin-Masculin, le sexe de l’art, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France
- Morceaux Choisis du Fonds National d’Art Contemporain, Centre National d’Art Contemporain de Grenoble, France
- L’art d’aimer. Curiositas érotica, Chez le concierge, Sète, France
- De Gemartelde Tijd, Kapel Van Romaanse Poort, Leuven, Belgium 
- Jean-Michel Othoniel, Rik Ritchey, Bettina Werner, In Khan Gallery, New York, United States
- Outpost Venice 1995, Venice Biennale, Venice, Italy
- Avant-garde Walk a Venezia, Giardini della Villa del Rio della Croce - Giudecca, Venice, Italy
- LUX, Association Aldébaran Création contemporaine, Baillargues, France
-  ollection, fin XXème, Hôtel de Région, Poitiers; Le Confort Moderne, Poitiers; Musée Sainte-Croix, Poitiers; Château Harcourt, Chauvigny; Les Bains Douches, Chauvigny, France
- Fiction? Non-Fiction?, Printed Matter Bookstore, New York, USA
- Corps de la mémoire, Musée des Augustins, Musée Paul Dupuy, Toulouse, France
- Fondation Cartier: a Collection, Taipei Fine Arts Museum, Taiwan, China

1994
- 1st ArtistBook International, Hôtel Inter-Continental, Paris, France
- Pour les chapelles de Vence, CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux, France
- Fondation Cartier: a Collection, The National Museum of Contemporary Art, Seoul, South Korea
- Collection Particulière, Paris, Galerie de France, Paris, France 
- Un Papillon sur la roue, École supérieure des Beaux-Arts, Palais des arts, Toulouse, France
- Pour les Chapelles de Vence, Espace des Arts, Chalon-sur-Saône, France
- Frida Baranek, Marc Couturier, Jean-Michel Othoniel, In Khan Gallery, New York, USA
- Gift, The InterArt Center, New York, USA
- Pour les chapelles de Vence, Château de Villeneuve - Fondation Émile Hugues, Vence, France
- Zapatos Usados & Talleres De Artistas», Fundació Pilar i Joan Miró a Mallorca, Palma de Mallorca, Spain
- Arte in Francia, 1970-1993, Galleria Comunale d’Arte Moderna, Bologna, Italy
- Melancholia, Fonds Régional d’Art Contemporain Auvergne, Clermont-Ferrand, France
- Of the Human Condition. Hope and Despair at the End of the Century, Spiral / Wacoal Art Center, Tokyo, Japan
- Les Centres d’Art, La Criée centre d’art contemporain, Rennes, France

1993
- La Collection, Carré d’art, Musée d’art contemporain de la Ville de Nîmes, Nîmes, France      
- Nouveaux Augures, acquisitions 1992-1993, Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc- Roussillon, Sète, France 
- L’autre à Montevideo. Homenaje a Isidore Ducasse, Museo Nacional de Artes Visuales, Montevideo, Uruguay
- Hôtel Carlton Palace, chambre 763, Hôtel Carlton, Paris, France
- Le milieu du monde, Villa Saint-Clair, Sète, France 
- Azur, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Jouy-en-Josas, France
- Livres de peintres, Galerie Yvon Lambert, Paris, France
- Jean-Michel Othoniel, David Renaud, Matthew Weinstein, Galerie Delsol Innocenzi, Paris, France
- Curios et Mirabilia, Collection of the Château d’Oiron, France
- SAGA FIAC édition, Galerie Axis, Grand Palais, Paris, France

1992
- Entre-Actes, La Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée, France
- Caps, Galería Senda, Barcelona, Spain
- FIAC, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France
- 3rd Biennial Istanbul, Galerie Ghislaine Hussenot, Istanbul, Turkey
- Oh ! Cet écho!, Centre Culturel Suisse, Paris, France
- Documenta IX, Galerie Ghislaine Hussenot, Kassel, Germany
- Too French, Hara Museum of  Contemporary Art, Tokyo, Japan 
- NICAF, Yokohama’ 92, Galerie Ghislaine Hussenot, Yokohama, Japan
-  egard multiple: acquisitions de la Société des Amis du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France 

1991
- Les Couleurs de l’argent, Musée de la Poste, Paris, France 
- Too French, Museum of Art, Hong Kong, China
- Anni Novanta, Galleria comunale d’arte moderna, Bologna, Italy 
- Moules, moules, Espace Paul Boyé, Sète, France 
- Echt Falsch, Villa Stuck, Munich, Germany
- Veramante falso, Rotonda della Besana, Milan, Italy

1990
-  Eric Maillet, Christine Monceau, Kirsten Murphy, Jean-Michel Othoniel, Anne Pesce, Eric Samakh, François Yordamian, Maison Gérard Philipe, Cergy, France
- Je viens de chez le charcutier, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris, France 
- Plumes et en-têtes, Musée de la Poste, Paris, France
- Art contemporain, Hôtel Drouot, Paris, France
- Totalnovo. Mostra di artisti contemporanei a cura di Marisa Vescovo, Biblioteca centrale della regione Siciliana, Palermo, Italy

1989
- Les Nourritures de l’Art, Agora, Evry, France
- Taller Internacional de Jóvenes, Sala Parpalló, Valencia, Spain 
- Arènes-rituel, Musée Bonnat, Bayonne, France
- Taller Internacional de Jóvenes, Ayuntamiento de Bellreguard et Sala Parpalló, Valencia, Spain
- Nos Années 80, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Jouy-en-Josas, France
- Galerie Carreton, Nîmes, France
- Les délicatesses de l’âme, Parma, Italy

1988
- 33ème Salon de Montrouge, Montrouge, France
- Caserne Vauban, Villa Saint-Clair, Sète, France
- Germinations 4, Frauen Museum Bonn, Bonn, Germany
- Germinations 4, Royal College of Art, London, UK
- Ateliers 88, ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris, France 
- Germinations 4, De Beyerd Centrum voor beeldente kunst, Breda, The Netherlands 

1987
- Germinations 4, Centre de la Vieille Charité, Fonds Régional d’Art Contemporain, Carrefour des arts, Galerie des Rambles, Marseille, France
- 109, Exposition des élèves de l’École Nationale Supérieure d’Arts Paris Cergy, France
-  es miroirs qui se souviennent. Daguerréotypes d’hier et d’aujourd’hui et autres procédés photographiques, Hôtel de ville, Cormeilles-en-Parisis, France 
- Jeune sculpture 87/1, Port d’Austerlitz, Paris, France
- Lieu Commun, Ruée vers l’Art, Cergy-Pontoise, France
- Les révélateurs, Galerie d’art contemporain du Centre Saint-Vincent, Herblay, France

1986
- Tremplin 86, Musée du Donjon, Niort, France
- Carte blanche à Véronique Braun, Capucine Nogué, Jean-Michel Othoniel, Espace Bateau-Lavoir, Paris, France

1985
- Ruée vers l’art, Théâtre de l’Agora, Évry, France

public collections

FRENCH

Artworks

- Le Pont aux Boules d’Or, Méréville, France (2023)
- La Tour d’Or Blanc, Amboise, France (2021)
- La rose du Louvre (Painting), Musée du Louvre, Paris, France (2019)
- Le Trésor de la Cathédrale d’Angoulême, France (2016)
- Les Belles Danses, Bosquet du Théâtre d’Eau, Jardins du Château de Versailles, Versailles, France (2015)
- Les Noeuds Solaires, Gare Jean-Macé, Lyon, France (2014)
- Le Cœur de l’Hôtel-Dieu, Cathedral square, Le Puy-en-Velay, France (2014)
- La Rose des Vents, Cité Beisson, Aix-en-Provence, France (2014)
- Le Nœud de Babel, Institut Culturel Bernard Magrez, Centre d’Art du Château Pape Clément, Bordeaux, France (2013)
- Sound Sculpture, Domaine Pommery Reims, France (2012)
- La Géométrie amoureuse (verte) and Bottle of Tears, Institut Culturel Bernard Magrez, - Centre d’Art du Château Pape Clément, Bordeaux, France (2011)
- Sans titre (Watercolor), Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France (2011)
- Enigma of Manner (Watercolor), Arte, Strasbourg, France (2009)
- Collier gris mica, 3 lithographic monoprints, Collection Centre National des Arts Plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, France (2009)
- Le Coffre à Secrets, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Paris, France (2009) 
- Le Petit Théâtre de Peau d’Âne, Donation by the artist and the Galerie Perrotin, Centre - Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris, France (2008)
- La Fontaine des cœurs renversés, Musée International de la Parfumerie, Grasse, France (2008)
- Le Coffre à Secrets, Musée des Arts Décoratifs, Paris, France (2007)
- Les Châsses, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France (2006)
- Maquette Les Larmes de couleurs, Musée de Picardie, Amiens, France (2005)
- Table Miroir, Fondation Guerlain, Les Mesnuls, France (2005)
- Rivière blanche, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, France (2004)
- La Banquette Passion, Mobilier National, Paris, France (2004)
- L’Unicorne, Donation from the artist, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France (2004)
- Bannières, CIRVA, Marseille, France (2003)
- Collier seins, FRAC d’Ile de France, Paris, France (2002)
- Glory Holes, Collection Centre National des Arts Plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication, Paris (FNAC : 980191), France (1998)
- I believe in fairies, Collection Centre National des Arts Plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, France (2000)
- Paysage amoureux, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France (1998)
- Le Kiosque des Noctambules, an aluminium model made for the public commission, Collection Centre National des Arts Plastiques - Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, France
- Un fantôme dans votre bibliothèque, Fonds Régional d’Acquisition pour les bibliothèques, Bibliothèque Municipale de Lyon, France (1996)
- La vierge du jardinier, Donation from the artist, Les Abattoirs, Toulouse, France (1995)
- Les coups sourds, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris, France, Donation from the Amis du Musée National d’Art Moderne, Paris, France (1994)
- Hermaphrodite, Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, Saint-Étienne, France (1994)
- Le fiancé I, Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, Saint-Étienne, France (1994)
- Le fiancé II, Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, Saint-Étienne, France (1994)
- Le fiancé III, Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, Saint-Étienne, France (1994)
- Trois étoiles, passe au fumoir, FRAC Languedoc-Roussillon, Montpellier, France (1993)
- Les Sculptures frites ou les Plaies d’amour, Collection Centre National des Arts Plastiques - Ministère de la Culture et de la Communication, Paris (FNAC 92107), France
- L’Évidence même, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France (1989)
- Histoire de peintures péninsulaires, Collection Centre National des Arts Pastiques – Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, France
- Les Insuccès photographiques, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, France
- Saturnia piri, grand pan de nuit (Insuccès photographiques), Collection Centre National des Arts Plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, France

INTERNATIONAL

Artworks
- The Oort Cloud Fountain, Franeker, Netherlands (2018)
- Living by Numbers, AIDSmonument Amsterdam, Netherlands (2016)
- Clear Water Bay’s rebound, Clear Water Bay, Hong Kong, China (2016)
- L’In Noir, Mitsubishi Bank Tokyo, Japan (2016)
- Kokoro-Ai, Mori Art Museum, Tokyo, Japan (2014)
- Le Ricochet Cézanne, 313 Art Project, Seoul, South Korea (2013)
- Mon Lit (Salon Ottoman); Black Heart Red Tears; Le Nœud de Lacan, Fondation François Odermatt, Montreal, Canada (2013)
- La Grand Nœud de Janus, Leeum Samsung Museum, Seoul, South Korea (2012)
- Sans titre (Collier rouge et blanc), Sara Hildén Museum, Tampere, Finland (2011)
- The Secret Happy End, The Brooklyn Museum, New York, USA (2010)
- Sans Titre, Fondation Boghossian, Villa Empain, Brussels, Belgium (2010)
- Diary of Happiness, Budi Tek–Yuz Museum, Shanghai, China (2010)
- Kokoro, Hara Museum ARC, Tokyo, Japan (2009)
- La Fortuna, Punta della Dogana, François Pinault Foundation, Palazzo Grassi, Venice, Italy (2009)
- The White Necklace, The Corning Museum of Glass, New York, USA (2007)
- Upside Down Black Heart, Museum of Glass, Tacoma, Washington, USA (2007)
- Les Amants suspendus, Peggy Guggenheim Collection, Venice, Italy (2006)
- L’Arbre aux Colliers, The Sidney and Walda Besthoff Sculpture Garden, New Orleans Museum of Art, New Orleans, USA (2003)
- Celosía, Diputación de Granada, Colección de la Diputación de Arte Contemporáneo, Granada, Spain (2002)
- The Forbidden, MoMA, The Museum of Modern Art, New York, USA. (1999)
- L'Interdit, Centre d’Édition Contemporaine, Geneva, Switzerland (1991)
- La grande lèvre, Centre d’Édition Contemporaine, Geneva, Switzerland (1991)
- Le Complimenté, Centre d’Édition Contemporaine, Geneva, Switzerland (1991)
- De la passe sainte à la peinture de passe, Centre d’Édition Contemporaine, Geneva, Switzerland (1991)
- MoCA, Museum of Contemporary Art, Miami, USA

Movie
- Filmoteca de la Generalitat de Catalunya, Barcelona, Spain

Artist's book
- New York Public Library, USA

CD-Rom
- A Shadow in your Window, FRAC de Haute-Normandie, Sotteville-Lès-Rouen, France
- A Shadow in Your Window,  Bibliothèque Nationale de France, Paris, France

Movie
- My Beautiful Closet, FRAC Aquitaine, Bordeaux, France, 1994

awards

2022
- Chevalier de la Légion d’honneur, France

2018
- Member of Académie des beaux-art, Paris, France
- Directory of Villa Dufraine, Chars, France

2011
- Residency in the Isabella Stewart Gardner Museum, Boston, USA

2009 
- Missions in India supported by the Institut Français (Production of the artwork Precious Stonewall, 2010)

2006
- Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, France
- Citoyen d’Honneur de la ville de Saint-Étienne, France

2001
- Miami

1999
- PICA, Portland

1996
- Villa Médicis, Académie de France à Rome, Rome, Italy

1992- 1993
- Villa Médicis Hors les Murs, Madrid, Spain

1990-1993
- Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques (CIRVA), Marseille, France

1989
- Residency and interventions at the Fondation Cartier, Paris, France
- European Meetings for Artists, Valencia, Spain

1988
- Scholarship in the Villa Saint-Clair, Sète, France

1986
- Prix Tremplin, Musée du Donjon, Niort, France

In situ artworks and others

PUBLIC COMMISSIONS

2024
- Basilique Saint-Sernin de Toulouse, Toulouse, France

2023
- Pont aux Boules d'Or, Domaine départemental de Méréville, Le Mérévillois, France

2021
La Tour d’Or Blanc, Amboise, France

2015
- Le Trésor, Cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, Angoulême, France

2014
- Les Belles Danses, Water Theatre Grove, Jardins du Château de Versailles, Versailles, France (project with the French landscape designer Louis Benech)
- Les Nœuds Solaires, Gare Jean Macé, Lyon, France
- Le Cœur de l’Hôtel-Dieu, Cathedral square, Le Puy-en-Velay, France
- La Rose des vents, Cité Beisson, Aix-en-Provence, France

2013
- Le Belvédère et Les Lanternes de l’île Barbe (curated by Jérôme Sans), in River Movie, Caluire, Grand Lyon, France

2008
- La Fontaine des cœurs renversés, Jardin Pontevès, Musée International de la Parfumerie, Grasse, France

2007
- Les Larmes de couleurs, Collège Arthur Rimbaud Square, Amiens, France
- Le Confident, Square Doyen-Lépine, Tramway de Nice, Nice, France

2004
- Le Mât des Utopistes, Metro station Balma-Gramont, Toulouse, France

2000
- Le Kiosque des Noctambules, Place Colette, Metro station Palais-Royal – Musée du Louvre, Paris, France

PRIVATE COMMISSIONS (SELECTION)

2016
- L’In Noir, Mitsubishi Bank Tokyo, Japon (Commission of Mitsubishi Bank, Tokyo)

2015
- Le Grand Double Nœud de Lacan,  Jakarta, Indonesia
- La Cage d’Amour, Montréal, Canada
- Le Nœud Grec, Tours Société Générale Paris, La Defense, France (Commission of Société Générale)
- DNA Dream, Chanel, Monaco
- The Golden Blind, Chanel, Madrid
- The Golden Rain, Chanel, Wien

2014
- Kokoro ai, Mori Art Museum, Tokyo, Japan
- Anzai Foundation, Tokyo, Japan
- Le Lasso rouge, Chanel, Rome, Italy
- The Golden Tornado and The Gold Necklaces, Chanel, Taipei, Taiwan
- Le Cœur d’obsidienne, Lover’s Park, Erevan, Armenia
- Le Noeud rouge, Paragon, Singapore, Singapore

2013
- The Golden Blind, Chanel, Boston, USA
- Black Tornado, Chanel, Ginza, Japan
- Les Nœuds de Lacan, Café Beaubourg, Paris, France
- The Golden Blind, Chanel, Geneva, Switzerland
- Collier Cascade, Chanel, London, UK
- Kin no Kokoro, Mohri Garden, Roppongi Hills, Tokyo, Japan
- Black Lasso, Chanel, Hong Kong, China
- Colonna d’Oro, Chanel, Milan, Italy
- Diary of Happiness, Chanel, Singapore, Singapore
- Black Knot, Chanel, Shenyang, China

2012 
- Pluie d’or, Chanel, Hong Kong, China
- The Golden Blind, Chanel, Beijing, China
- Le Nœud de Janus et Mandorle d’or blanc, Samsung Museum of Art, Seoul, South Korea
- Le Double Collier d’or blanc, Chanel, Paris, France
   
2010
- Les Grandes Colonnes ivoire, Boon the Shop, Seoul, South Korea

2009
- Le Lasso d’Or, Chanel, Shanghai, China
- Kokoro, Hara Museum ARC, Gunma, Japan
- La Cheminée Miroir, Miami, United States

2008
- La Grande Croix rouge, Château de La Coste, La Coste, France
- Vitraux de Saint-Martin, Chapelle Saint-Martin-du-Méjan, Arles, France

2007
- Rivière d’Or, Chanel, Beverly Hills, Los Angeles, United States
- Le Collier de Peter, New York, United States
- Le Coffre à secrets, Musée des Arts Décoratifs, Paris, France

2006
- Les Châsses, Cabinet de la Licorne, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France
- Petite Fontaine, Private garden, Miami, USA
- Powder Room, Connecticut, USA
- Épée de l’Académicien Marc Ladreit de Lacharrière, Musée des Art Décoratifs, Paris, France

2005
- Le Grand Collier Blanc, Chanel, Hong Kong, China
- Le Lit de George, Private room, Miami, USA
- Les Candélabres, Villa Amista, Verona, Italy 

2004
- Les Bagues aux reflets infinis, jardin privé, Anvers, Belgium

2003
- Le Tombeau de Jean, Le Cailar, France
- L’Arbre aux Colliers, The Sidney and Walda Besthoff Sculpture Garden, New Orleans Museum of Art, New Orleans, USA

1994
- Un Fantôme dans votre bibliothèque, book exhibited by the Galerie Yvon Lambert, Paris, France

1992
- Le Ballet immobile, installation for Rideaux ou les trois jours de décembre, La Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée, France

CURATING

1988 
- Une Architecture pour demain, with the support of La Société
- 3 Switzerlands, Habiter 88, Grande Halle de la Villette, Paris, France

1987
- 109, Exhibition of the students from the École Nationale d’Art de Cergy-Pontoise, France
- Lieu Commun, Ruée vers l’Art, Cergy-Pontoise, France

1986
- Carte blanche à Véronique Braun, Capucine Nogué, Jean-Michel Othoniel, Espace Bateau Lavoir, Paris, France

SCENOGRAPHY

1986
- Entre- temps, show, site archéologique d’Epiais-Rhus, Val d’Oise, France (Unrealized project)

1985
- Csokolom, show-performance, Grande Halle de la Villette, Biennale de Paris, France

1984
- Un train peut en cacher un autre, a show imaginated for the train Paris/Clermont-Ferrand, France (Unrealized project)

ACTOR PERFORMANCES

1987
- Catachrese, movie by Régine Cirroteau produced by the Ministère de la Culture and the E.N.A.C. 
- 1 + 1 = 2, a show of Mara Goldberg for the Marais Off

1986
- Annette Messager, reine de la nuit: a movie by Philippe Demontaut produced by the Ministère de la Culture and the Centre Pompidou
 
1984
- Une voix sans personne: a show of the scenography section of the l’E.N.S.A.D., E.N.S.A.D., Paris, France
- Chances Elysées: happening du Billdestof Théâtre de Copenhague à la Maison du Danemark, avenue des Champs Elysées, Paris, France

1983
- Spectacle aux 120 nuits: a show of the scenography section of the l’E.N.S.A.D., Paris, France

La cicatrice de la beauté

par Éric de Chassey

Jean-Michel Othoniel a souvent montré son travail dans des expositions monographiques consacrées à des périodes plus ou moins longues. À de maintes reprises, il a également conçu des œuvres destinées à l'espace public. Mais jamais encore il n'avait pu déployer ses œuvres à l'échelle de toute une ville, combinant des créations inédites et plus anciennes, à la fois dans des musées et dans des lieux patrimoniaux. C'est dire l'importance du projet "OTHONIEL COSMOS ou les Fantômes de l'Amour", qui s'étend à l'ensemble d'Avignon, en adoptant des configurations diverses, de la rétrospective partielle à l'œuvre in situ. Cet entretien est l'occasion de mieux comprendre les motivations, les décisions concrètes et les résonances possibles qui ont guidé les choix de l'artiste.

EDC : Pour ce projet, tu as reçu une invitation à montrer ton travail dans tous les lieux que tu pouvais souhaiter d'Avignon. Cette ville occupe-t-elle une place particulière dans ta mémoire et ta sensibilité ?

J-MO : Je viens à Avignon depuis l'enfance, attiré par la richesse de son patrimoine et la diversité de ses musées. En tant qu'artiste passionné par l'art et l'architecture des siècles passés, c'est un univers qui m'est naturellement familier. Très tôt, j'ai découvert les collections de la ville à travers les livres, avant de me plonger, au fil des années, dans celles du musée Calvet, du Petit Palais, du musée lapidaire, ou encore, pour l'art contemporain, dans celles de la Collection Lambert. J'ai toujours considéré Avignon comme l'une des grandes villes culturelles du Sud, telles que je les affectionne. Mais, avec ce projet, il ne s'agissait plus simplement d'en être le visiteur, il s'agissait d'y prendre part pleinement. Et cela, de manière généreuse, puisque j'ai eu la chance d'investir librement tous les lieux qui m'inspiraient.

EDC : Tu dis qu'Avignon est une ville "du Sud". Y retrouves-tu quelque chose de l'Italie, à laquelle tu es particulièrement attaché ?

J-MO : L'Italie a toujours exercé sur moi une profonde attirance. Je l'ai longuement observée, parcourue, notamment à travers ses jardins, lors de voyages dans la région de Naples. Ce lien s'est intensifié en 1996, lorsque j'ai eu le privilège de séjourner à la Villa Médicis en tant que pensionnaire. À bien des égards, Avignon m'évoque cette douceur propre à l'Italie, une lumière, un rythme, une forme de lenteur habitée. Mais la ville porte aussi l'empreinte singulière de son histoire religieuse, héritage profond de son statut de Cité des papes. Cette présence du sacré, si prégnante dans l'architecture et les usages des lieux, a rendu pour moi l'approche d'Avignon plus complexe, presque intimidante. C'est en travaillant sur mon exposition que j'ai pu établir un véritable dialogue avec la ville. Penser un projet ici m'a amené à la regarder autrement, à en reconsidérer les espaces, les symboles. C'est en découvrant les deux chapelles superposées du pont d'Avignon — l'une en hauteur, l'autre plus proche de l'eau — que s'est imposée l'idée d'y installer des croix : en verre rouge de Murano et en métal doré, inspirées des croix de bateliers rhodaniens, croix festives décorant les barques que j'avais découvertes enfant lors de mes vacances dans la Drôme. Ainsi s'est noué un échange silencieux entre les lieux et mon imaginaire.

EDC : Dans une ville marquée par la religion, tu reprends donc des formes religieuses, ou, du moins, tu choisis de montrer des œuvres qui citent et réinterprètent des formes religieuses. Ce rapport au religieux est-il uniquement artistique dans le sens où tu es l'héritier d'une histoire de l'art occidental qui s'est profondément mêlée à l'histoire du catholicisme, y compris papale en l'occurrence, ou bien es-tu essentiellement intéressé par les formes ?

J-MO : Ce qui m'attire, ce n'est pas tant le religieux en lui-même que la notion de sacré ; cette idée d'une force qui nous dépasse, qui nous élève. C'est précisément ce sentiment qui m'a toujours fasciné chez les primitifs italiens. En pénétrant dans le musée du Petit Palais, on est immédiatement frappé par la présence constante des auréoles : elles entourent les visages des saints, des Vierges, du Christ, des anges. Depuis longtemps, je les perçois comme des sortes d'éclipses, comme si le visage se détachait devant un astre, en dissimulant sa source tout en révélant sa lumière. Depuis longtemps, j'avais le désir de créer des œuvres inspirées de ces formes, de réaliser des disques abstraits et de les présenter dans un espace neutre, dépouillé de toute référence directe à l'iconographie religieuse. C'était un projet ancien, resté en suspens faute de contexte propice. Lorsque j'ai redécouvert les collections du musée, l'évidence s'est imposée ; dans un dialogue intime avec ces œuvres, j'ai pu révéler la dimension contemplative, presque méditative, de ces auréoles. C'est comme si elles s'échappaient des tableaux pour venir se poser au mur. Ces cercles de verre, je les ai tous dessinés, puis façonnés un à un avec un maître verrier afin d'en affiner l'apparence, d'en exprimer la lumière avec le plus de délicatesse possible. Par leur simplicité formelle et la virtuosité de leur réalisation, ils évoquent une présence discrète du sacré, rendue uniquement par la feuille d'or qui se mêle à la transparence. Le résultat en est des objets presque magiques, porteurs d'une aura silencieuse.

EDC : Dans l'ensemble de ton travail, depuis tes débuts, il y a une tension entre une matérialité qui peut être plus ou moins séduisante et quelque chose qui appelle au dépassement de cette matérialité. Est-ce cela qui serait pris en charge ?

J-MO : Ce qui m'attire depuis mes premières œuvres, c'est la tension entre le matériel et l'immatériel. Certaines de mes pièces prennent d'ailleurs la forme de suaires, comme une manière d'exprimer cette ambivalence. Mon travail s'inscrit toujours dans une dimension spirituelle, traversée de contradictions. La croix de bateliers, par exemple, est indéniablement une forme religieuse, mais elle puise son origine dans un art populaire — un art de la joute, de l'excès, de la joie, du désir d'enchantement projeté sur un objet. En l'occurrence, cet objet est une croix. Autrefois, les croix de bateliers servaient souvent de prétexte à des moments festifs, tout comme certaines processions l'étaient pour créer des parterres de fleurs éphémères, foulés et détruits lors des cérémonies. Bien que n'ayant pas reçu d'éducation religieuse, j'en ai toujours aimé les histoires miraculeuses relatées par l'histoire de l'art. Dans certaines vies de saints, on voit par exemple des tabliers se remplir de fleurs..., autant de signes pour moi d'une ouverture à l'exaltation, à la beauté fulgurante, à l'enchantement. Cet enchantement m'apparaît comme une forme de réponse à notre temps, une proposition de survie face à une époque marquée par des tensions croissantes, tant individuelles que collectives. L'art, dans cette perspective, devient un lieu de lumière possible.

EDC : Avec ce projet qui s'étend sur l'ensemble de la ville d'Avignon, cet enchantement se présente comme une sorte de constellation, comme si tu dévoilais une structure sous-jacente du monde qui est aussi une structure sous-jacente de ton travail, qu'habituellement on ne peut voir que de façon parcellaire.

J-MO : C'est cette idée de constellation qui structure l'exposition et qui m'a conduit à la nommer "Othoniel Cosmos". Pour la première fois, j'ai l'opportunité de présenter un projet d'une telle ampleur, un ensemble riche, rétrospectif, qui déploie une dizaine d'années de création à travers de nombreuses œuvres mises en dialogue. Le parcours invite à une lecture croisée, chaque œuvre révèle quelque chose de l'autre, crée un écho, une vibration nouvelle. En avançant, on découvre, on écoute, et peu à peu se tisse un réseau de résonances sensibles. Ce sont véritablement les lieux eux-mêmes qui offrent les clés de lecture. Ils deviennent des chambres d'écho pour les œuvres qu'ils accueillent. Il s'agit de montrer à la fois comment la peinture dialogue avec certaines formes sculpturales, comment l'architecture est contenue dans l'œuvre et comment l'œuvre est révélée par sa présence dans l'espace. Tout cela se construit dans une dynamique poétique, jusque dans la lumière. J'ai souhaité rééclairer certaines façades, notamment celle du musée lapidaire, et, le soir venu, le pont d'Avignon deviendra comme une grande lanterne ouverte sur l'extérieur. Il retisse, en douceur, un lien entre la ville et ce qui s'étend au-delà de ses murs. Car lorsqu'on observe la carte, Avignon apparaît comme un grand cœur clos, enserré dans ses remparts. L'exposition propose d'ouvrir ce cœur, de faire circuler la lumière et les correspondances.

EDC : Quand tu parles de "cosmos", j'ai l'impression que l'ensemble du cycle de la vie et de la mort est présent ici. Il y a, dans cette exposition, plus de tombeaux qu'il n'y en a jamais eu chez toi.

J-MO : La présence des tombeaux est récurrente dans mon travail, tout comme celle des histoires d'amour. Parfois même, ces sépultures et le sentiment amoureux se superposent, d'où le sous-titre à l'exposition, "Les Fantômes de l'Amour". Au Palais des papes, j'ai conçu spécialement pour la chapelle Saint-Jean une installation intitulée Le Tombeau de l'Amour, creusée dans un sol de briques d'un bleu glacier, et dans la chapelle Saint-Martial Le Tombeau de l'Amour, ET IN ARCADIA EGO, un autre tombeau qui s'élève au-dessus du sol. Ces deux tombeaux sont vides ; l'amour s'est échappé. Au musée lapidaire, mes œuvres prennent place au milieu de véritables tombes, d'autels, de stèles votives. Cette confrontation me paraît essentielle, elle révèle comment les formes minimales, qui sont également présentes dans mon travail, peuvent entrer en résonance avec celles de certains monolithes antiques, suggérant à la fois l'ensevelissement, le silence, mais aussi la possibilité d'une élévation, d'une résurrection. C'est une manière d'évoquer des thèmes universels tels notre fin, l'absence, les fantômes, mais aussi la mémoire qui disparaît et la transformation du désir.

EDC : Cela t'a-t-il conduit à relire certaines pièces anciennes et à les intégrer dans cette cosmologie, que tu évoques par ailleurs littéralement dans les douze Constellations suspendues dans la chambre de parement du Palais des papes ?

J-MO : Certaines œuvres minimales de la Collection Lambert m'ont ramené à mes premières émotions esthétiques provoquées, enfant, par l'art minimal américain des années 1960, découvert au musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne, alors que je n'avais que six ou sept ans. Pour cette étape de l'exposition, j'ai sélectionné des pièces issues de la collection d'Yvon Lambert afin de les mettre en dialogue avec mes propres œuvres. Ce croisement fait apparaître ce qu'il y a de radical dans mon travail, mais aussi ce qu'il y a de sensuel dans le minimalisme. Il y a, pour moi, un véritable plaisir à révéler la sensualité du minimal, et la rigueur de mes œuvres sensuelles. Les œuvres se répondent, s'éclairent mutuellement, comme les fantômes de mes premières émotions artistiques, lorsque enfant je percevais dans ces formes épurées une joie, une lumière, une beauté discrète que peu voyaient à l'époque, et qui me bouleverse encore aujourd'hui. J'ai à cette occasion exhumé un destin de tombe datant de 1985, que je présente ici en regard de dessins récents de tombeaux conçus pour l'exposition et d'une photographie d'Andres Serrano représentant un cimetière. Dans les années 1980, j'avais imaginé une œuvre comme ma propre sépulture, une performance réalisée à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise, intitulée Ma tombe, le refuge. Il s'agissait d'une sorte de pierre tombale posée au sol, sous laquelle je venais me glisser. Aujourd'hui, en reprenant la forme du tombeau, j'en explore une autre dimension. Il y a à la fois la récurrence d'un thème ancien et sa métamorphose. Les tombeaux récents sont traversés de lumière, suggèrent des flammes, un éclat solaire ou un miroir d'eau. Un glissement s'est opéré, un passage de l'ombre vers la clarté, du poids de la pierre vers la légèreté retrouvée des sentiments.

EDC : Ce sont des bassins au moins autant que des tombeaux. Ils évoquent pour moi des fontaines de jouvence en même temps que des célébrations funéraires.

J-MO : C'est le cas, notamment, de la fontaine installée dans le jardin du Palais des papes, "la fontaine du Griffon", érigée sur la tombe d'une jeune fille en 1345. Je l'ai parée de verre et de lumières ; elle devient ainsi un symbole de résurrection, où l'eau, par sa présence, semble la ramener à la vie. J'en ai fait une Fontaine des délices, une fontaine amoureuse. Cette œuvre convoque des résonances plus tardives dans l'histoire des fontaines miraculeuses telles celles présentes dans L'Astrée d'Honoré d'Urfé, tout en réaffirmant la force originelle de l'eau comme métaphore de passage, de transformation. Cette symbolique irrigue mon travail, aussi bien de manière métaphorique, à travers les sols composés de briques de verre bleu, que de façon plus littérale, avec des fontaines en eau qui fonctionnent. Cela prolonge une réflexion amorcée dans l'exposition "Le Théorème de Narcisse", présentée au musée du Petit Palais à Paris en 2021, autour de l'eau perçue comme élément de renaissance, à la fois fascinant et trouble, miroir et abîme. Ici encore, l'eau agit comme une force ambivalente : source de vie et de désir, mais aussi seuil fragile entre présence et disparition.

EDC : La plupart des projets dans le Palais des papes sont des projets spécifiques et sont nés de la perception du lieu à la fois comme lieu concret et comme lieu symbolique. Comment la chose s'est-elle passée ? Est-ce sous la forme d'un récit ?

J-MO : En préparant cette exposition, j'ai relu un texte du poète andalou Rafael Alberti sur la grande rétrospective Picasso au Palais des papes (Picasso, Le rayon ininterrompu, Paris, Éditions Cercle d'Art, 1974). Il y décrit sa traversée des salles envahies par les œuvres de l'artiste comme une cavalcade, un carnaval, une féerie. Cette vision m'a paru d'une justesse remarquable face à la puissance et à la lourdeur du lieu. Il fallait insuffler du mouvement, créer un rythme, emporter le visiteur dans une forme d'élan. Ce qui m'a frappé aussi, c'est à quel point cette exposition de Picasso devait être bouleversante. Les œuvres qu'il y présentait, toutes récentes, étaient en rupture avec son travail précédent. Il y avait déjà là les prémices de ce que l'on nommera plus tard la bad painting, une énergie brute, instinctive, profondément contemporaine. Mais, au-delà des œuvres elles-mêmes, c'est sans doute la manière dont elles étaient accrochées qui a laissé une empreinte : un accrochage fluide, presque chorégraphique, qui guidait le regard et le corps, entraînait le visiteur dans un déplacement continu à travers les salles, comme dans une danse. La lecture de ce texte a été pour moi une révélation. Le Palais des papes est un lieu imposant, lourd d'histoire, de volumes, de flux touristiques. Ce n'est pas un espace qui se laisse facilement apprivoiser. Pourtant, à travers les mots du poète, j'ai entrevu une voie possible : celle d'un geste d'exposition qui, plutôt que de s'opposer au lieu, entre en résonance avec lui, en invente le rythme. C'est dans cette perspective que j'ai pensé la sélection des œuvres, certaines conçues spécialement pour l'occasion. Leur théâtralité répond à ce désir de mise en mouvement, d'entraînement du regard, du corps, de l'imaginaire, une sorte de procession poétique à travers le palais.

EDC : En même temps, il y a des œuvres qui réagissent manifestement au caractère très spécifique du lieu.

J-MO : Chaque espace du Palais des papes possède sa propre force, son identité singulière. Ce n'est évidemment pas la même chose d'intervenir dans la grande chapelle, vaste nef de huit cents mètres carrés, que dans l'intimité recueillie de la chapelle Saint-Martial, où les fresques de Matteo Giovannetti diffusent une lumière douce, d'une italianité délicate. Certains lieux sont fragiles, presque secrets, comme la chambre du pape, tandis que d'autres, monumentaux, évoquent des salles de garde, imposantes et austères. Il est essentiel que chaque œuvre entre en résonance avec l'esprit du lieu, que s'instaure un véritable dialogue entre espace et création. Le cloître, par exemple, immense et chargé de mémoire, m'était resté en tête depuis la présentation de Split-Rocker de Jeff Koons lors de l'exposition La Beauté en 2000. Ce souvenir m'empêchait d'y installer une œuvre de petite échelle. J'y ai donc placé L'Astrolabe, une sculpture monumentale de onze mètres de haut, à la fois girouette cosmique et boussole symbolique, visible depuis plusieurs points du parcours. Elle s'élève au cœur de l'architecture comme un axe de rotation, un repère en mouvement. Le fil conducteur de l'exposition s'est construit ainsi, en imposant à chaque espace un souffle propre, une énergie qui entraîne le visiteur. L'ensemble du parcours est pensé comme une traversée sensible, où l'on se laisse porter par la puissance des lieux, leur mémoire, et la manière dont les œuvres y prennent vie.

EDC : Une chose me frappe dans l'exemple que tu viens de prendre, c'est le fait que tu parles à la fois du lieu physique et de tes souvenirs du lieu ; donc d'une histoire déjà assez longue et qui est aussi une histoire mentale et pas seulement d'une actualité concrète.

J-MO : Lorsqu'on est artiste, on ne se nourrit pas d'un lieu comme d'un simple décor. Il ne s'agit jamais d'un cadre ornemental. Au contraire, un lien profond s'instaure, une forme d'osmose entre ce que le lieu renvoie, ce qu'il évoque en nous, ce que l'on y a vécu en le découvrant, ce que l'on souhaite y faire naître. Mon désir, toujours, est de transmettre à travers la rencontre avec les œuvres, d'ouvrir un espace sensible, y compris dans l'espace public. Pour que cette transmission advienne, j'ai besoin de convoquer des lectures, des réminiscences, des sensations enfouies. C'est ainsi que naît une œuvre en moi. Une vision surgit, précise, et s'impose à un endroit donné comme une évidence. Au Palais des papes, cependant, le parcours est contraint. Le visiteur suit un itinéraire prédéfini, emporté par un flot continu, composé en grande partie de personnes venues pour découvrir l'architecture ou l'histoire du lieu, et non pour voir de l'art contemporain. Il faut alors réussir à faire émerger une vision suffisamment forte pour que l'œuvre s'impose, malgré le mouvement, malgré la foule. C'est un exercice exigeant, presque paradoxal : un lieu exceptionnel, traversé chaque jour par des milliers de regards, mais où l'on doit inventer une manière d'atteindre ceux qui ne s'attendaient pas à cette rencontre. J'essaie de trouver, dans cette contrainte, la possibilité d'un surgissement poétique, discret et persistant.

EDC : La façon dont les gens vont recevoir les choses t'importe donc au départ ?

J-MO : Je le crois, oui. Ce qui importe, c'est de parvenir à suspendre le regard, à créer une brèche dans le flux du monde, une parenthèse, une bulle d'abstraction où l'on puisse s'extraire de la foule et entrer dans un rapport intime avec l'œuvre. Offrir cet instant de silence et de disponibilité où quelque chose peut advenir. Où l'on donne à l'œuvre une chance d'être réellement vue, ressentie.

EDC : Et pour cela, il faut passer par un rapport de séduction ?

J-MO : Il me semble essentiel d'instaurer un rapport préparé, presque rituel, qui passe par une scénographie, une mise en condition, une forme de pause avant même le face-à-face avec l'œuvre. C'est ce seuil, ce temps suspendu, qui permet d'entrer véritablement en relation avec elle. Ensuite, l'œuvre n'a pas besoin d'en faire davantage ni d'être séduisante. Ce qui compte, c'est la justesse du propos, la justesse dans les proportions, dans l'espace, et dans la lumière. C'est cette précision silencieuse qui, soudain, ouvre la possibilité d'une rencontre authentique et donne plus de chances à l'œuvre.

EDC : Tu es ici très explicite dans la formulation de ce que serait la différence avec un geste qui ne serait que décoratif, ornemental. Pour moi, la question du décor ou de la décoration est intéressante en soi, surtout à partir du moment où on intervient dans des lieux très différents. Et l'autre question qui m'intéresse aussi là-dedans, c'est celle de l'abstraction, c'est-à-dire la façon dont on s'abstrait d'un contexte précis. Il y a une sorte de contradiction entre les deux. En tout cas, il y a un jeu entre les deux.

J-MO : L'abstraction n'est pas une fuite du réel. Elle est, au contraire, une tentative de le transpercer, elle n'abolit pas le monde, elle le condense. Dans mon travail, elle opère souvent comme une manière d'inviter au silence, au ralentissement. Elle n'exclut ni la sensualité ni l'émotion. L'abstraction crée des espaces d'ouverture. Elle invite chacun à projeter en elle ses propres récits, à y faire l'expérience d'un dialogue intérieur. C'est en cela qu'elle m'intéresse aujourd'hui, dans la façon même de présenter les œuvres. Créer une abstraction, ce n'est pas seulement produire une forme non figurative ; c'est aussi travailler sur le cadre, sur le seuil, sur le silence nécessaire autour de l'œuvre pour qu'elle puisse advenir. C'est instaurer une relation sensible et presque sacrée entre un espace, une forme, une lumière, et celui ou celle qui la reçoit. Enfin, l'abstraction est un lieu de résistance dans un monde saturé d'images et d'informations. Elle demande du temps, de la disponibilité. Elle échappe aux catégories et propose un autre rapport à la beauté. Depuis quelques années, j'essaie d'ouvrir mes œuvres à cette forme d'abstraction portée par la beauté. Au musée du Petit Palais, à Paris, j'avais imaginé une exposition comme un jardin clos : il fallait franchir une grille pour entrer dans un espace protégé, à l'écart du monde, propice au recueillement. Ici, le parcours est tout autre. Il se construit par fragments, par traversées. On passe d'un lieu à l'autre, de station en station, entraîné par une sorte de courant ; avec, par instants, des haltes, des suspensions du temps, avant d'être de nouveau emporté. C'est cette alternance, entre mouvement et pause, entre dispersion et intériorité, qui m'intéresse. Chaque œuvre devient alors un point de respiration dans cette dérive. Il faut offrir au visiteur la possibilité de s'arrêter, de se retrouver dans un état plus contemplatif.

EDC : Quand tu dis "station", cela veut-il dire que tu donnes une direction ? Est-ce une direction narrative aussi, une direction symbolique ?

J-MO : J'aime que mes expositions racontent une histoire, qu'elles invitent à un cheminement sensible, où se succèdent élans et respirations. Chaque œuvre est pensée comme une étape, une intensité nouvelle, une montée progressive vers l'émotion ou la contemplation. Chaque lieu, en cela, doit accueillir un récit singulier. La grande chapelle représente, dans ce parcours, un sommet. Par ses dimensions monumentales, elle élève l'expérience à une forme d'émotion presque vertigineuse. Et paradoxalement, c'est un espace d'une grande neutralité, chargé historiquement mais sans fresques ni traces militaires. Malgré sa forme de chapelle, elle reste un lieu ouvert, presque vide de monumentalité. Sa pureté permet aux œuvres de se développer. C'est un espace qui, par sa seule ampleur, nous transporte ailleurs, mais aussi nous oblige.

EDC : Les lieux dans lesquels tu interviens dans cette exposition sont pratiquement tous des lieux de pouvoir et d'affirmation.

J-MO : Ce sont des lieux de représentation, de monstration, des lieux de théâtre, bâtis pour que les papes puissent recevoir, imposer leur présence et susciter l'émerveillement.

EDC : Cela veut-il dire que s'abstraire est une nécessité quand tu interviens comme artiste, pour créer autre chose que cette démonstration de pouvoir ?

J-MO : Il s'agit avant tout d'instaurer un dialogue avec ces lieux de pouvoir, et de montrer autre chose que cette notion que personnellement je fuis. La démonstration de force m'est étrangère ; mon travail se tient à distance de cette idée du pouvoir. Il avance en retrait, dans une approche plus sensible que conquérante, davantage poétique qu'imposante. Je n'imagine pas, par exemple, Richard Serra intervenir dans la grande chapelle comme je l'ai fait. Cela en dit long sur la nature de mon œuvre, qui revendique une certaine fragilité, une présence discrète, loin de toute affirmation virile de l'art.

EDC : J'aurais moi aussi employé spontanément le terme de "fragilité", en le mettant en tension avec la question de la précision des moyens. Parce que ce qui me frappe quand même, c'est qu'il y a dans tes œuvres une apparence que l'on pourrait considérer comme fragile, mais que celle-ci repose sur une excellence des fabrications, des choix, qui est vraiment d'une très grande précision, et qui est donc l'inverse de la fragilité. Cela veut dire une forme de maîtrise de processus complexes, de mise en œuvre de nombreux savoir-faire artisanaux que tu dois orchestrer.

J-MO : J'assume cette tension. C'est sans doute ma dualité profonde, ma grande schizophrénie ; tracer des aquarelles en silence le matin, puis orchestrer, l'après-midi, le travail d'une multitude. Ma part de bâtisseur, je la montre peu. Je laisse l'œuvre apparaître, puis je me retire. Un projet de cette envergure requiert une énergie tenace, une vision précise, presque horlogère. Il faut savoir diriger, comme un chef d'orchestre ou un réalisateur. Derrière moi, il y a une équipe entière qui s'est mobilisée. Il a fallu environ six cents personnes pour monter les dix expositions en même temps à Avignon, il faut imaginer les cinquante camions qui ont quitté l'atelier de Montreuil pour la Cité des papes, les tonnes d'échafaudages construits et démontés, les quarante nuits de montage, une folie maîtrisée... Et puis, peu à peu, la déferlante du chantier se retire, ne laissant que l'œuvre, nue. Cette obsession du détail qui m'anime ne doit pas s'imposer au regard. J'aime conduire, j'aime mettre en scène, mais ce n'est pas cela que l'œuvre doit révéler. Elle doit rester libre, détachée de l'effort qu'elle a nécessité.

EDC : Il y a chez toi une obsession du détail et de la fabrication, mais avec, chaque fois, juste la place pour la très petite différence ou le très petit effet de hasard qui va survenir, sans que ce soit immédiatement manifeste. Si tu utilises des briques ou des perles de verre, par exemple, le mode de fabrication que tu choisis est celui d'une semi-standardisation. Chacune est un peu différente parce que la main a bougé à un endroit, le souffle s'est modifié à un endroit. J'ai le sentiment que c'est ce qui fait que tes œuvres peuvent être destinées à un grand nombre de gens, de façon publique, mais que chacun ou chacune d'entre eux peut les recevoir individuellement, de façon intime.

J-MO : Pour moi, il faut que l'œuvre contienne une ouverture, une faille, une porte par laquelle chacun puisse entrer et se l'approprier. Dans le processus de création, j'ai besoin d'être présent, physiquement proche de la personne avec qui je collabore, qu'il s'agisse d'un artisan ou de celui qui conçoit des simulations numériques ou des plans techniques. Je travaille dans l'ombre, à leurs côtés, dans une forme d'osmose silencieuse. Cette proximité est essentielle, car ce que je guette, ce sont ces instants de fragilité, de bascule, voire d'imprévu, de fracture. Là où Donald Judd exigeait une exécution millimétrée, fidèle jusqu'à l'obsession dans la réalisation de ses plans, je suis presque à l'opposé. J'aspire à une certaine précision, bien sûr, mais je laisse une place à l'accident. Dans le travail du verre, cela devient manifeste quand un maître verrier souffle une perle. Si le verre a été mal cueilli, une cicatrice invisible ressurgit à la fin du processus. Et c'est cette imperfection que je recherche. Je demande même qu'on blesse délibérément chaque perle, pour que, dans son éclat final, elle révèle une singularité, une trace unique dans une forme pourtant répétée. C'est dans cette tension entre maîtrise et lâcher-prise que naît, pour moi, le vrai dialogue avec l'autre dans le travail.

EDC : Ce qui veut dire qu'il y a chaque fois du corps.

J-MO : C'est là l'héritage de ma génération. Je viens de cette période de l'histoire de l'art où le corps traversait les œuvres avec force. Tout mon travail en émane. Si Jan Hoet m'a invité à la documenta en 1992, c'est parce que cette édition plaçait l'importance du corps au cœur de cette manifestation d'art contemporain, en était le thème central. Les années 1980 oscillaient entre des images d'un corps détruit par le sida ou métamorphosé par une apparition de l'hyperconscience esthétique de soi. Il y avait urgence !

EDC : C'était sans doute plus explicite à ce moment-là.

J-MO : Plus à vif, plus politique, moins dissimulé ; cela apparaissait davantage dans mes œuvres.

EDC : Mais cela permettait peut-être moins à chaque spectateur ou spectatrice de rentrer dans le travail, sauf à ce qu'il ou elle accepte de passer par toi. Alors que dans tes œuvres des dix dernières années, d'une certaine manière, on n'a pas besoin de passer par toi.

J-MO : Mon œuvre est plus ouverte aujourd'hui. Il n'est plus nécessaire d'adhérer à mon histoire personnelle pour y entrer. J'essaie de créer des formes accessibles, traversées par des cultures multiples, capables de parler à chacun, quel que soit son horizon. Une œuvre ouverte, poreuse, disponible à l'autre. C'est à cette dimension universelle que je tiens profondément. Et pour cela, je suis prêt à m'effacer. Il y a dans mon travail un mouvement récurrent de retrait, une manière de me tenir à la fois présent et absent. Comme une vague : elle vient, elle se retire, elle revient, puis s'éloigne de nouveau. Cette alternance silencieuse est au cœur de ma démarche, offrir une présence, puis laisser toute la place à l'œuvre.

EDC : Tu as pensé ton exposition d'Avignon avec une référence extérieure, en l'occurrence à Pétrarque. Cela participe-t-il de ce mouvement ?

J-MO : J'ai conçu cette exposition comme un parcours poétique inspiré par les Sonnets de Pétrarque, poète emblématique de l'histoire d'Avignon. Il m'était impensable d'intervenir dans cette ville sans faire résonner sa présence, une façon aussi de s'affranchir des fantômes du pouvoir. Ce lien s'est imposé autant par affinité que par nécessité. Au-delà de cette référence, c'est la forme même du sonnet qui m'a guidé : cette manière de dire toujours la même chose, mais différemment. Une forme brève, resserrée, qui trouve sa force dans la variation et l'écho. Chaque sonnet éclaire les autres, et on les parcourt comme on traverse un paysage mental. Cette logique a nourri la construction du projet, qui se déploie à travers de nombreux lieux. L'enjeu était d'éviter l'effet de juxtaposition, d'œuvres simplement placées dans des cadres imposés. Il s'agissait au contraire de tisser un réseau de résonances, où chaque espace répond à un autre, comme les strophes d'un poème.

EDC : Tes œuvres ne sont cependant pas guidées par des sonnets spécifiques, même si certaines d'entre elles renvoient directement à Pétrarque.

J-MO : Il y a, en effet, des hommages explicites à Pétrarque, notamment à la chapelle Sainte-Claire. Ce fut une véritable joie de pouvoir y inscrire une œuvre. Ce qui m'a frappé, c'est cette précision presque miraculeuse d'un des sonnets où un homme désigne l'instant exact, le lieu exact, le 6 avril 1327, devant l'église Sainte-Claire d'Avignon, où il a été foudroyé par l'amour. Et ce lieu du coup de foudre existe encore, fragile, à demi effacé, presque en ruine, mais debout. Je ne pouvais l'ignorer. Il fallait marquer cette scène fondatrice, rendre visible ce surgissement du sentiment amoureux. Peu d'endroits dans le monde portent avec une telle clarté la mémoire d'un émoi si singulier ! Peut-être en écho, le balcon de Roméo et Juliette à Vérone, graffité par les amants qui aujourd'hui encore continuent d'y inscrire leurs émois.

EDC : Pour toi, cela appartient à une époque très ancienne ?

J-MO : Le coup de foudre ? J'ose espérer qu'il survivra aux nouveaux modes de communication. Ce qui me fascine davantage, c'est la forme poétique du sonnet de Pétrarque, transmise de siècle en siècle, reprise par des artistes aussi divers que Michel-Ange, Shakespeare ou Pasolini. Cette poésie est, pour moi, résolument contemporaine. Plus je m'immerge dans cette écriture, plus elle me semble en parfaite résonance avec notre époque. C'est peut-être la seule forme capable de résister aujourd'hui. Sa fulgurance répond à celle de nos téléphones portables : elle impose une concision formelle tout en portant une pensée dense. Ce bref instant de lecture, ciselé, peut encore rivaliser avec le flux des images et des notifications. Il y a dans la poésie de Pétrarque une radicalité précieuse, peut-être même une issue face à l'appauvrissement du langage.

EDC : Et dont tes œuvres seraient l'équivalent visuel ?

J-MO : C'est ce que j'espère, c'est ce que je désire.

EDC : Ce que je veux dire, c'est qu'il y a dans tes œuvres une apparence immédiate, concise en général, qui vous attrape, vous attire, de telle sorte que par la suite vous puissiez entrer dans leur complexité mais sans avoir été arrêté par celle-ci au départ, comme sans s'en rendre compte.

J-MO : Cette idée de la bombe à retardement traverse mon travail depuis longtemps. Je conçois l'œuvre comme quelque chose qui te saisit d'abord, puis dont le sens se révèle peu à peu, une émotion différée, une histoire qui s'ouvre après coup pour te surprendre.

EDC : Je suis évidemment frappé quand tu parles des souffleurs de verre, quand tu racontes cette histoire de cicatrice. Tout est dit là, métaphoriquement et concrètement. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'évacuer la cicatrice, il faut qu'elle soit présente, mais qu'on ne s'y arrête pas, qu'on n'en reste pas prisonnier.

J-MO : La beauté n'est pas une fuite ; la beauté et la fierté de la cicatrice, c'est de la survie.


Portrait de Jean-Michel Othoniel : Le Chemin Merveilleux

par Aude Revier

Il fut un temps, pas si lointain, où le monde se dérobait avec obstination aux âmes immobiles. Pour lui donner forme, il fallait l’éprouver, l’étreindre, se déplacer. Dans les années 1990, Jean-Michel Othoniel est de ces rêveurs en partance. Il a quitté Saint-Étienne, sa ville natale, pour étudier à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise, dont il est sorti diplômé en 1988. Avide de ce monde qui lui échappe, il décide de s’impréner en voyageant, au gré des projets, des résidences et des expositions, pendant près de quinze ans. On le croise à Berlin, on le retrouve aux États-Unis, il ressurgit au Japon, prend le large en Espagne… Ces errances construisent un univers, comme des perles, glanées une à une. Perles-symboles que l’artiste réunira tout au long de sa carrière, sur le fil noué de ses colliers de verre semés aux vents.

Au cours de ses voyages, Jean-Michel Othoniel nourrit intensément sa recherche. Aux Îles Éoliennes, il explore le soufre. En Arménie, l’obsidienne. En Inde, la brique. Au Mexique, c’est la technique des verriers de Monterrey et leur système de fermeture des bouteilles par des sphères qui l’interpelle. En Italie, il est captivé par la précision des artisans de Murano. Ces matériaux, ces savoir-faire, ces émotions, il les collectionne, comme d’autres les herbiers. Car c’est dans ce répertoire de possibles qu’il ira puiser dès que germeront les idées, à l’image des 10 000 briques de la déferlante sombre de The Big Wave (2014), soufflées en verre par des artisans indiens. Le champ lexical de l’artiste s’étoffe ainsi de cette appétence nomade. Les titres de ses œuvres font fi des frontières, passant du français à l’anglais ou à l’espagnol sans aucun désir de traduction, si ce n’est celui d’un déplacement. Et l’immense atelier qu’il partage à Montreuil avec l’artiste Johan Creten prolonge ces fragments sémantiques venus d’ailleurs, puisqu’il est baptisé Solfatara, tel un ancrage tellurique tiré du nom d’un volcan, à l’ouest de Naples.

En filigrane, ces années fondatrices dessinent une cartographie d’amitiés, de collectionneurs, d’artistes, de musées, qui agissent comme des repères rivés à ses itinérances. Lorsque la globalisation du monde – et du monde de l’art en particulier – bouleverse les horizons, cette toile n’aura de cesse d’imprimer son travail en ouvrant les portes de lieux toujours plus extraordinaires à sa constellation d’œuvres. Car dès ses débuts, Jean-Michel Othoniel assume fuir les galeries. Il a été marqué par l’injonction de Christian Boltanski faite à ses condisciples d’inventer leurs propres espaces et d’aller là où on ne les attend pas. Cette approche de la création en situation se retrouve dès 1990 à Berlin dans l’exposition « Das Lapidarium », où l’artiste choisit d’installer ses œuvres dans un ancien hôpital de diaconesses (la Künstlerhaus Bethanien), ou en 1993, lorsqu’il investit le musée d’Histoire de la Médecine à Barcelone. Pour la Documenta IX de Kassel, en 1992, il parvient même à définir son propre espace en employant des vitrines du musée de Gand que Joseph Beuys avait lui-même utilisées pour présenter ses œuvres – vitrines dont le transport dans une remorque, à l’arrière de la voiture du commissaire d’exposition Jan Hoet, fut une épopée en soi.

Le lieu comme acteur principal

Dès lors, chaque exposition prend la forme d’un scénario, dont l’artiste est à la fois l’auteur et le metteur en scène. Pour cela, il se fond dans un paysage, en étudie les usages, les passages, avant d’en affûter les reliefs. Lorsqu’il élabore Les Belles Danses (2017), ces sculptures de perles qui semblent jaillir des bassins du Bosquet du Théâtre d’Eau, dans les jardins du château de Versailles, Jean-Michel Othoniel déambule longtemps dans les allées aux côtés de Louis Benech, le paysagiste en charge du réaménagement. Il observe la chorégraphie du son de l’eau, qui apparaît et disparaît au gré des chemins empruntés. Au Jardin botanique de Brooklyn, en 2023, il intègre à sa réflexion le fait que les nuances des pièces exposées mueront au cœur de la végétation et des saisons. Ces lieux, l’artiste les choisit donc avec une méticulosité d’horloger, soucieux de découvrir ceux qui éclaireront son travail d’un nouveau regard. L’invitation de la ville d’Avignon à égrener son « Cosmos ou les Fantômes de l’Amour » en dix endroits, dont sept qui ne sont pas des musées d’art contemporain, s’inscrit dans cette perspective. On y trouve réunis les topoï qu’il a patiemment définis durant ces trente dernières années et qui structurent désormais sa poétique. À commencer par l’événement liquide, au « réel merveilleux », avec lequel dialogue la Porte des Navigateurs, dressée comme un phare sur le pont d’Avignon. L’eau, qu’il décrit « entre les larmes, les humeurs et les songes », poursuit ses ruissellements dans la ville tout au long de la navigation, tintant au cœur de la Fontaine des Délices, dans les jardins pontificaux, ou bruissant en cachette dans les cabines des bains Pommer. En 2021, l’eau infiltrait sa nature polymorphe dans l’enceinte du Petit Palais, à Paris, avec le Théorème de Narcisse, parcours féerique entrelacé à l’architecture, où des briques bleues transformaient le sol en mers immobiles. L’eau qui se reflète encore dans l’hommage aux travailleurs de la mer avec la Fontaine aux Fleurs mouvantes de Sète, en 2023, ou dans les 114 sculptures-fontaines du Musée national du Qatar (2019).

Des perles à l’interrogation directe de l’espace sacré

Mais Jean-Michel Othoniel aime aussi inviter à contempler le ciel, à travers ses Constellations ou ses Astrolabes en boucles infinies – dont celui posé sur la place du Palais, agissant tel un épicentre, une pulsation, une boussole, un lien entre les différentes œuvres et les différents lieux. Alors l’artiste peut revenir sur terre et s’évader au jardin. Au couvent Sainte-Claire, l’arbre qui fut témoin de la rencontre entre Pétrarque et Laure de Noves avoisine un cœur de verre rouge, vestige enraciné de cet amour démesuré. Car il ne saurait être de monde sans jardin, semble murmurer le sculpteur qui se souvient encore du potager de sa grand-mère, dont il portait l’arrosoir. Depuis l’âge de 14 ans, Jean-Michel Othoniel étudie même le langage secret des fleurs et leur a consacré un Herbier Merveilleux en 2019, nourri des fleurs représentées dans les toiles du Louvre.

Cette année-là, c’est aussi une série de six tableaux, intitulée La Rose du Louvre, qui a rejoint les collections du musée pour y dialoguer avec les œuvres. En 2025, au palais des Papes, les fleurs ressurgissent, avec la réunion exceptionnelle d’une soixantaine de peintures venues de différentes collections internationales. Au Muséum Requien, on se remémore également l’Herbier Merveilleux en découvrant les planches qui n’ont pas été publiées, ainsi que des peintures et des sculptures de fleurs dialoguant avec les collections d’herbiers du musée. Ces déambulations rappellent l’occurrence des formes abstraites de lotus, de rose, de passiflore ou de glycine qui parcourent le travail de Jean-Michel Othoniel. Avec cette préférence assumée pour la pivoine, dont il confie qu’il la préfère entre toutes. Car, dit-il, elle « est aussi belle en bouton qu’ouverte ou explosée. Elle est belle tout au long de sa vie. Et son symbole, celui de la honte, me perturbe beaucoup ». Le jardin instille son ralentissement contemplatif et glisse naturellement vers la sphère du sacré. La forme du collier, que l’on rencontre dès 1996 dans les jardins de la Villa Médicis ou aux arbres de la collection Peggy Guggenheim de Venise (1997), ne fait-elle pas écho à la porosité des cultures et des religions, évoquant tout à la fois le chapelet, le misbaha ou le mâlâ ? La prégnance de la lumière et de ses vibrations sensibles, exacerbées par le filtre des perles et des briques de verre, ne s’inscrivent-elles pas dans la translucidité saisissante du vitrail des églises ? Jean-Michel Othoniel interroge d’ailleurs directement l’espace du sacré, son architecture, l’élévation qu’il insuffle aux âmes, en réalisant le Trésor de la cathédrale d'Angoulême (2016), dont il a travaillé le sol et les cieux, les carreaux et les vitraux percés de jour.

Invitation au réenchantement

Les lieux spirituels qui maillent la cité des Papes lui permettent de prolonger ce questionnement avec évidence, tout en l’incitant à ne pas se laisser enfermer dans une lecture religieuse restrictive. Le sacré tel que le suggère l’immersion dans ce « Cosmos ou les Fantômes de l’Amour » (parcours pour lequel Othoniel évoque d’ailleurs une « procession », ou un « pèlerinage »), est un sacré à vocation universelle, qui embarque aussi bien la croix protectrice des bateliers avec La Porte des Navigateurs, que les auréoles saintes représentées par les primitifs italiens du musée du Petit Palais – Louvre en Avignon, ici réécrites en éclipses solaires.

Ces éléments, semés tout au long de la déambulation dans l’espace public, forment une partition à embrasser d’un seul tenant. Elle invite à un retour au réenchantement. Car ce qui sous-tend tout le discours de Jean-Michel Othoniel, depuis ses premiers colliers de perles jusqu’à ses peintures inspirées de lotus, c’est l’affirmation d’une autre voie possible. Aux visions qu’il qualifie de « masculinistes » généralement admises dans le monde de l’art, il s’applique à proposer des nuances. Sans mièvrerie, et de manière tout aussi radicale, l’archipel qu’il dessine cherche à réveiller et explorer la capacité d’émerveillement de l’être humain, cette propension à l’émotion que nous enfouissons toujours plus profondément, à mesure que s’éloigne l’enfance. En cela, la forme poétique – à laquelle s’apparente la construction de ses expositions, comme en témoignent ces « fragments d’un discours amoureux » distillés dans la cité des Papes – lui paraît aujourd’hui être la plus percutante et la plus résistante des formes littéraires. Comme un haïku funambule, fragile, en équilibre sur le fil du réel, et bien au-delà.

2026

Jean-Marie APPRIOU, Iván ARGOTE, Genesis BELANGER, Sophie CALLE, Maurizio CATTELAN, Johan CRETEN, Jean-Philippe DELHOMME, Lionel ESTÈVE, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Nick GOSS, Laurent GRASSO, Hans HARTUNG, Thilo HEINZMANN, Gregor HILDEBRANDT, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, LEE Bae, Jean-Michel OTHONIEL, Kathia ST. HILAIRE, AYA TAKANO, Xavier VEILHAN

15 janvier 2026 - 28 mars 2026

paris

8 avenue Matignon, 75008 Paris

Perrotin Matignon

2025

Young-Il AHN, Sara ANSTIS, Jean-Marie APPRIOU, Cristina BANBAN, Ali BANISADR, Anna-Eva BERGMAN, Lynn CHADWICK, Johan CRETEN, Laurent GRASSO, Hans HARTUNG, Gregor HILDEBRANDT, Holly LOWEN, LEE Bae, Otani Workshop, Jean-Michel OTHONIEL, Christiane POOLEY, Claude RUTAULT, Gérard SCHNEIDER, Jesús Rafael SOTO

20 octobre 2025 - 20 décembre 2025

paris

8 avenue Matignon, 75008 Paris

Panorama (Matignon)

Jean-Michel OTHONIEL

18 octobre 2025 - 20 décembre 2025

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

New Works

Jean-Marie APPRIOU, Daniel ARSHAM, Sophie CALLE, Julian CHARRIÈRE, Johan CRETEN, Wim DELVOYE, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Hans HARTUNG, Gregor HILDEBRANDT, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, Georges MATHIEU, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Claude RUTAULT, Jesús Rafael SOTO, Xavier VEILHAN, Bernar VENET, Xiyao WANG, LEE Bae

2 septembre 2025 - 1 octobre 2025

paris

8 avenue Matignon, 75008 Paris

Perrotin Matignon

Jean-Marie APPRIOU, Daniel ARSHAM, Anna-Eva BERGMAN, Maurizio CATTELAN, Lynn CHADWICK, Julian CHARRIÈRE, Johan CRETEN, Wim DELVOYE, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Gregor HILDEBRANDT, Klara KRISTALOVA, Georges MATHIEU, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Jesús Rafael SOTO, Kathia ST. HILAIRE, Xavier VEILHAN, Bernar VENET, Xiyao WANG, LEE Bae

6 juin 2025 - 26 juillet 2025

paris

8 avenue Matignon, 75008 Paris

Perrotin Matignon

Jean-Marie APPRIOU, Daniel ARSHAM, Anna-Eva BERGMAN, Sophie CALLE, Maurizio CATTELAN, Lynn CHADWICK, Julian CHARRIÈRE, Johan CRETEN, Gabriel DE LA MORA, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Hans HARTUNG, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, Georges MATHIEU, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Jesús Rafael SOTO, Pierre SOULAGES, Xavier VEILHAN, Bernar VENET, Emma WEBSTER, LEE Bae

10 avril 2025 - 4 juin 2025

paris

8 avenue Matignon, 75008 Paris

Perrotin Matignon

2024

Jean-Marie APPRIOU, Daniel ARSHAM, Roman COCHET, Jean-Philippe DELHOMME, Cairo DWEK, Julia VON EICHEL, Michael FLOMEN, Charles HASCOËT, Soren HOPE, Alexander JAMES, Rashid JOHNSON, Izumi KATO, LEE Bae, Claire LEHMANN, SHIM Moon-Seup, Keisho OKAYAMA, Jean-Michel OTHONIEL, Anna PLESSET, Hayal POZANTI, Youssra RAOUCHI, Gabriel RICO, Park Seo-Bo, Kuldeep SINGH, Jake TROYLI, Vickie VAINIONPÄÄ, Xavier VEILHAN, Bao VUONG, Xiyao WANG, Chris WATTS, Charisse Pearlina WESTON, Leon XU, Dustin YELLIN

29 octobre 2024 - 21 décembre 2024

new york

130 Orchard Street

Light of Winter

2023

Jean-Michel OTHONIEL

27 octobre 2023 - 22 décembre 2023

new york

130 Orchard Street

The Reconciliation of Opposites

ELMGREEN & DRAGSET, JR, Koak, Jean-Marie APPRIOU, Iván ARGOTE, Daniel ARSHAM, Genesis BELANGER, Anna-Eva BERGMAN, Sophie CALLE, Julian CHARRIÈRE, Johan CRETEN, Jean-Philippe DELHOMME, Mathilde DENIZE, Lionel ESTÈVE, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Vivian GREVEN, Hans HARTUNG, Charles HASCOËT, Thilo HEINZMANN, John HENDERSON, Leslie HEWITT, Gregor HILDEBRANDT, Dora JERIDI, Susumu KAMIJO, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, Georges MATHIEU, Takashi MURAKAMI, Sophia NARRETT, Katherina OLSCHBAUR, Danielle ORCHARD, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Gabriel RICO, Claude RUTAULT, Emily Mae SMITH, Jesús Rafael SOTO, Josh SPERLING, Tatiana TROUVÉ, Xavier VEILHAN, Bernar VENET, Pieter VERMEERSCH, LEE Bae, QI Zhuo, SHIM Moon-Seup

16 octobre 2023 - 10 novembre 2023

paris

60 RUE DE TURENNE 75003 PARIS
2bis avenue matignon 75008 Paris

Matignon - October+ group show

Iván ARGOTE, Daniel ARSHAM, Gabriel DE LA MORA, Lionel ESTÈVE, Zach HARRIS, Barry MCGEE, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Christiane POOLEY, Yu-Xin SU, Claire TABOURET, Pieter VERMEERSCH, BI Rongrong, CHEN Ke, CHEN Tianzhuo, JIN Ningning, LIN Ke, NA Buqi, WEI Jia, YANG Guangnan, ZHANG Miao

13 janvier 2023 - 25 mars 2023

Shanghai

3/F, 27 Hu Qiu Road, Huangpu District

I Feel the Way You Feel

2022

Jean-Michel OTHONIEL

15 janvier 2022 - 26 février 2022

hong kong

807, K11 ATELIER Victoria Dockside, 18 Salisbury Road, Tsim Sha Tsui

2021

Jean-Michel OTHONIEL

17 juin 2021 - 13 août 2021

new york

130 Orchard Street

Wild Rosebuds

Iván ARGOTE, Sophie CALLE, Johan CRETEN, Jean-Philippe DELHOMME, Bernard FRIZE, ELMGREEN & DRAGSET, Hans HARTUNG, Laurent GRASSO, Gregor HILDEBRANDT, Thilo HEINZMANN, Alain JACQUET, Takashi MURAKAMI, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Claude RUTAULT, Xavier VEILHAN, Yuji UEDA

3 juin 2021 - 31 juillet 2021

paris

2bis avenue matignon 75008 Paris

Salon Perrotin Matignon

Iván ARGOTE, Daniel ARSHAM, Johan CRETEN, Jean-Philippe DELHOMME, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, John HENDERSON, Gregor HILDEBRANDT, Hans HARTUNG, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, Takashi MURAKAMI, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Yuji UEDA

30 mars 2026

paris

2bis avenue matignon 75008 Paris

Salon Perrotin Matignon

2020

Sophie CALLE, Johan CRETEN, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Thilo HEINZMANN, KIM Chong-Hak, LEE Bae, Georges MATHIEU, Jean-Michel OTHONIEL, Park Seo-Bo, Maria TANIGUCHI, Xavier VEILHAN

24 novembre 2020 - 6 février 2021

hong kong

807, 8/F, K11 ATELIER Victoria Dockside, 18 Salisbury Road,Tsim Sha Tsui

Floating World

Jean-Michel OTHONIEL

tokyo

Piramide Building, 1F, 6-6-9 Roppongi, Minato-ku

“夢路” Dream Road

Sophie CALLE, CHEN Ke, Jens FÄNGE, Bernard FRIZE, Laurent GRASSO, Thilo HEINZMANN, Gregor HILDEBRANDT, JR, Klara KRISTALOVA, Barry MCGEE, Takashi MURAKAMI, NI Youyu, Jean-Michel OTHONIEL

24 juillet 2020 - 29 août 2020

Shanghai

3/F, 27 Hu Qiu Road, Huangpu District

Messenger

2019

Jean-Michel OTHONIEL

5 novembre 2019 - 22 février 2020

Shanghai

3/F, 27 Hu Qiu Road, Huangpu District

Jean-Michel OTHONIEL

16 mars 2019 - 8 juin 2019

paris

10 impasse saint claude 75003 Paris

Oracles

2018

Jean-Michel OTHONIEL

3 mars 2018 - 15 avril 2018

new york

130 Orchard Street New York, NY 10002

Dark Matters

2014

Chiho AOSHIMA, Daniel ARSHAM, Sophie CALLE, Johan CRETEN, Tracey EMIN, Daniel FIRMAN, GELITIN, Laurent GRASSO, JR, Gregor HILDEBRANDT, KAWS, Bharti KHER, Klara KRISTALOVA, MR., Guy LIMONE, Ryan MCGINLEY, Takashi MURAKAMI, Prune NOURRY, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Terry RICHARDSON, Germaine RICHIER, Aya TAKANO, Xavier VEILHAN, Andy WARHOL, Marina ABRAMOVIC, Valerie BELIN, Guerrilla Girls, Alex KATZ, Annette MESSAGER, Yoko ONO, Rob PRUITT, Cindy SHERMAN, Taryn SIMON, Mickalene THOMAS, Agnès THURNAUER, Tom WESSELMANN

27 mai 2014 - 25 juin 2014

paris

60 RUE DE TURENNE 75003 PARIS

G I R L

sur une idée de Pharrell Williams

Jean-Michel OTHONIEL

13 mai 2014 - 21 juin 2014

hong kong

50 CONNAUGHT ROAD CENTRAL, 17TH FLOOR - HONG KONG

Monumental Sculptures

2013

Jean-Michel OTHONIEL

12 janvier 2013 - 23 février 2013

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

Les Nœuds de Babel

2012

Sophie CALLE, Johan CRETEN, Wim DELVOYE, ELMGREEN & DRAGSET, Lionel ESTÈVE, Bernard FRIZE, Bharti KHER, KOLKOZ, Klara KRISTALOVA, Guy LIMONE, Takashi MURAKAMI, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Claude RUTAULT, Michael SAILSTORFER, Xavier VEILHAN

10 mars 2012 - 21 avril 2012

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

2009

Jean-Michel OTHONIEL

22 octobre 2009 - 23 décembre 2009

paris

10 impasse saint claude 75003 Paris

Les Noeuds de Janus

Chiho AOSHIMA, Sophie CALLE, Johan CRETEN, Bernard FRIZE, GELITIN, Bharti KHER, KOLKOZ, Klara KRISTALOVA, Martin OPPEL, Jean-Michel OTHONIEL, Paola PIVI, Aya TAKANO, Tatiana TROUVÉ, Piotr UKLANSKI, Chris VASELL, Xavier VEILHAN, Peter ZIMMERMANN

14 mars 2009 - 16 mai 2009

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

2006

Jean-Michel OTHONIEL

18 mars 2006 - 29 avril 2006

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

Dessins

2005

Sophie CALLE, Maurizio CATTELAN, Bernard FRIZE, Guy LIMONE, Jin MEYERSON, Mariko MORI, Takashi MURAKAMI, Jean-Michel OTHONIEL, Piotr UKLANSKI, Xavier VEILHAN, Peter ZIMMERMANN

15 janvier 2005 - 26 mars 2005

paris

76 rue de turenne 75003 Paris

Opening of the gallery space at 76 rue de Turenne

2003

Jean-Michel OTHONIEL

15 novembre 2003 - 20 décembre 2003

paris

20 rue Louise Weiss 75013 Paris

Black is beautiful

podcasts